(Face à la colère des consommateurs. la direction départementale du commerce de Borgou tire la sonnette d’alarme)
À Parakou, le prix du ciment atteint des sommets et provoque la colère des consommateurs. La tonne se négocie désormais entre 100 000 et 120 000 FCFA, une hausse qui pousse la Direction départementale de l’Industrie et du Commerce du Borgou-Alibori à réagir.
Alertée par les plaintes des acheteurs, la Direction départementale a mené une opération de vérification dans plusieurs dépôts de vente de la ville. Résultat : plusieurs dépôts ont été fermés et des propriétaires convoqués pour s’expliquer. L’annonce a été faite ce jeudi 16 avril 2026 par le directeur départemental, Rufus Sarè.
Les autorités rappellent qu’il n’existe pas de prix officiel du ciment, le marché étant soumis à la libre concurrence. Mais elles pointent plusieurs facteurs qui pèsent sur les prix : une demande très forte due à la multiplication des chantiers privés et aux grands travaux en cours dans la région et sur le plan national. Du côté de l’offre, la production est en baisse à cause de l’entretien de certaines usines et de procédures de délocalisation en cours.
Pour tenter de stabiliser le marché, la Direction départementale de l’Industrie et du Commerce prévoit des séances de travail avec les vendeurs de ciment. L’objectif : faire respecter les règles du marché et contenir les dérives.
Les investigations se poursuivent pour « garantir un meilleur encadrement du secteur et protéger les consommateurs contre les pratiques jugées abusives », a précisé Rufus Sarè.
Boniface KABLA