Le 10 juillet 2026, l’Assemblée nationale a adopté la loi n°2026-14 abrogeant les dispositions du Code électoral relatives à la Commission électorale nationale autonome (CENA). Cette mesure entraîne la suppression provisoire de l’institution chargée d’organiser les élections au Bénin, dans l’attente d’une restructuration approfondie, explique Eudoxie Dakpè.
Invitée de la Radio Peace FM, Eudoxie Dakpè, ministre conseillère à la Justice et aux Relations extérieures, a clarifié la portée de la suppression provisoire de la CENA . « Cette réforme organisationnelle au niveau électoral vient marquer une pause pour réfléchir autrement et viser davantage la perfection dans l’organisation des élections. Cette mesure permet surtout de clarifier les rôles de chaque acteur et d’éviter ou de réduire les chevauchements dans la mise en œuvre des attributions », a-t-elle expliqué.
Au Bénin, les prochaines élections sont prévues pour 2033. Et pour la ministre, « Nous avons donc le temps de marquer une pause, de bien réfléchir et de mettre en place d’autres mécanismes pour renforcer la crédibilité du dispositif électoral. »
Madame Eudoxie Dakpè a rappelé que le Bénin sort d’élections saluées par la communauté internationale pour la qualité de leur organisation. « Mais il faut toujours rechercher ce qui peut rendre le système encore plus efficace. Cette suspension provisoire permettra de revoir les mécanismes afin de revenir encore plus fort pour garantir la crédibilité des élections au Bénin.
Selon la loi n°2026-14 abrogeant les dispositions du Code électoral relatives à la CENA, un décret pris en Conseil des ministres précisera les modalités de conservation du patrimoine de la CENA et de liquidation de ses engagements. En ce qui concerne le personnel, il sera mis à la disposition de l’administration publique. Il faut rappeler que cette décision est intervenue à la veille de l’expiration, le 14 juillet 2026 dernier, du mandat des membres du Conseil électoral.
Cette suspension est présentée par les autorités non comme une disparition définitive, mais comme une opportunité de moderniser l’architecture électorale, en cohérence avec l’alignement des mandats politiques sur sept ans. L’objectif affiché demeure de consolider la crédibilité et l’efficacité du processus démocratique béninois à l’horizon des prochaines échéances.
«Le septennat du président Romuald Wadagni est placé sous le signe de la proximité»
Au cours de l’émission, la ministre conseillère à la Justice et aux Relations extérieures a, par ailleurs, abordé la tournée des ministres conseillers dan tout le pays. Selon ses explications, « Le septennat du président Romuald Wadagni est placé sous le signe de la proximité, d’une gouvernance de proximité, d’un État encore plus efficace et d’une diplomatie qui met le Bénin au service du bien-être concret de ses citoyens… »
C’est dans cette logique que les ministres conseillers «ont reçu du chef de l’État le mandat d’expliquer le sens et la pertinence des réformes, mais aussi d’être à l’écoute des populations afin d’enrichir l’action publique. »
Partout où les émissaires du chef de l’Etat sont passés, « La population s’est montrée reconnaissante des mesures sociales, car elles ont un impact mesurable sur son quotidien. », fait savoir madame Eudoxie Dakpè. Elle n’a pas manqué de détailler les tenants de cette descente des ministres conseillers: « Nous étions sur le terrain pour établir un dialogue entre l’État et les citoyens, faire descendre l’information vers la base et identifier les dysfonctionnements. Qui mieux que les populations peut nous dire comment elles perçoivent réellement les effets des actions publiques ?
Et au ministre d’indiquer: « Partout où nous sommes passés, nous avons constaté de l’enthousiasme, de la reconnaissance et une joie franchement inimaginable. »
A.C.C