La chambre des infractions commises à raison du sexe des personnes de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a rendu, ce dimanche 22 juin 2026, des décisions d’une fermeté remarquable. Réunie en audience foraine à Parakou, elle a entendu cinq dossiers et prononcé quatre condamnations lourdes, réaffirmant une politique de tolérance zéro face aux agressions sexuelles sur mineures et au harcèlement en milieu scolaire.
Sur les cinq affaires inscrites au rôle, quatre portaient sur des atteintes sexuelles commises sur des enfants de moins de treize ans. La cinquième concernait des faits de harcèlement sexuel imputés à un enseignant.
Au terme des débats, la juridiction a prononcé quatre peines d’emprisonnement ferme. Un seul prévenu, poursuivi pour atteinte sexuelle, a bénéficié d’une relaxe au bénéfice du doute, faute d’éléments de preuve suffisants.
Des peines graduées selon la gravité la sévérité des sanctions reflète l’échelle de gravité retenue par la chambre :
Atteintes sexuelles sur mineures
Deux accusés ont été condamnés à dix ans d’emprisonnement ferme. Un troisième a écopé de sept ans de réclusion, dont cinq ans ferme, assortis d’une amende d’un million de francs CFA.
Harcèlement sexuel en milieu scolaire
L’enseignant reconnu coupable a été condamné à cinq ans d’emprisonnement, dont quatre ans ferme, et à une amende de 500 000 francs CFA.
L’affaire qui a le plus marqué cette audience concerne Y.K., sexagénaire domicilié à Bouca Centre, dans la commune de Kalalé. En avril 2026, il a abusé à plusieurs reprises d’une fillette de 11 ans. L’horreur n’a été révélée qu’après la découverte, par les parents, d’un traumatisme vaginal chez l’enfant.
Devant la cour, Y.K. a reconnu les faits, exprimé des regrets et sollicité l’indulgence des juges. Malgré le désistement de la sœur aînée de la victime, qui a refusé de se constituer partie civile et plaidé pour sa libération, le ministère public a requis l’application stricte de la loi.
La chambre a suivi les réquisitions. Y.K. a été déclaré coupable d’atteinte sexuelle sur mineure de treize ans et condamné à la peine maximale retenue lors de cette session : dix ans d’emprisonnement ferme et une amende d’un million de francs CFA.
Boniface KABLA
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