Des  "Forces frelatées" au sein de l'opposition : Irenée Agossa répond à Eric Houndété

Politique

(« Si nous ne pouvons pas avoir l’humilité de nous réunir pour défendre le peuple, nous voulons faire quoi au Parlement », demande-t-il)

Le Président du parti RLC sur le plateau de E-Télé répond à Éric Houndété qui dit ne pas vouloir d’un rassemblement avec « l’opposition frelatée ». Réponse du berger à la bergère, Irenée Agossa invite Eric Houndété à être humble. « Si nous ne pouvons pas avoir l’humilité de nous réunir pour défendre le peuple, nous voulons faire quoi au Parlement »,dit-il.

« Velléités de rassemblement de l’opposition. Mieux vaut tard que jamais?”. Tel est le thème de l’émission de E Télé au cours de laquelle Irénée Agossa a répondu ce dimanche à Éric Houndeté du parti « Les Démocrates ».

C’est d’abord Éric Houndété qui, dans une intervention médiatique, s’est prononcé sur la fusion ou non de l’opposition pour les législatives de 2023 au moment où l’UP et le Renouveau ont fusionné devenant l’Union Progressiste le Renouveau . « Nous travaillerons avec les forces de l’opposition qui ont pour vision d’être l’instrument que le peuple utilise pour réussir sa chasse », a déclaré Éric Houndété. Le président du parti “Les Démocrates” (opposition) estime qu’il y a « des forces frelatées » au sein de l’opposition. Sinon que le problème de « fusion » n’allait pas se poser  au cas où l’opposition disposerait de « forces saines ». Irénée Agossa a répondu à Éric Houndété.

«  Eric Houndété est en retard. Si nous ne pouvons pas avoir l’humilité de nous réunir pour défendre le peuple, nous voulons faire quoi au Parlement. Nous nous sommes contre la théorie de l’orgueil”, lui répond Iréné Agossa sur E-Tele.

Selon le président du parti RLC, « Les Démocrates » s’estiment grands et se réclament d’une opposition non frelatée, ils devraient avoir l’humilité pour créer la cohésion autour d’eux. Irénée Agossa estime que le seul problème qui fait l’objet de divergence avec les Démocrates, c’est le conflit Talon-Yayi. « Quand il parle d’opposition frelatée c’est par rapport à Boni Yayi. C’est le conflit Talon-Yayi qui nous divise. Nous, nous ne voulons plus de conflit qui a conduit les gens en prison et en exil », indique Irenée Agossa.

Irenée Agossa garde espoir

Le président du parti RLC  rassure que l’éloignement de Les Démocrates n’a pas empêché les initiatives de rapprochement au sein de l’opposition. Il garde espoir de l’aboutissement d’une stratégie commune au sein de l’opposition.

« L’un des crimes que l’on puisse commettre envers soi-même est celui d’être inconscient de ses actes et de ses comportements, parce que cette inconscience nous entraîne à rejeter la responsabilité de nos ennuis sur autrui. Mon refus de commettre ce crime est le seul tort que j’ai commis à l’égard des hommes qui n’ont pas encore pris conscience de leur état de criminel. Je suis incompris et des fois même haï, mais je ne changerai point. J’ai conscience que c’est seulement en maintenant cette position fondée sur la foi, l’audace et l’engagement  que je peux acquérir ma propre liberté afin de prétendre lutter pour la liberté des autres. Je suis certain que tant que ceux qui ont comme moi l’ambition, voir la mission d’apporter leur pierre à la construction de l’Edifice national ne vont pas renoncer à commettre ce crime, notre pays le Bénin ne connaîtra aucun changement qualitatif durable “, a écrit le président Irénée Agossa sur sa page Facebook.

Il pense qu’il vaut: « Mieux affronter le monde en suivant votre conscience que d’affronter votre conscience en voulant plaire au monde ».

S.E.