Rebondissement judiciaire dans l’affaire qui oppose Hosée Houngnibo au régisseur de la prison civile de Ouidah. La chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a infirmé ce lundi 20 avril 2026 le jugement de première instance et condamné le prévenu à une peine plus lourde.
Relaxé au bénéfice du doute le 22 décembre 2025 par la chambre de jugement, Hosée Houngnibo a vu cette décision annulée. Statuant à nouveau, après appel du parquet spécial près la CRIET, la chambre des appels a reconnu coupable le mis en cause de « dénonciation calomnieuse » et de « harcèlement par le biais d’un système électronique ».
La Cour a prononcé une peine de 24 mois d’emprisonnement ferme, assortie d’une amende d’un million de francs CFA ferme, en plus des frais de justice. Hosée Houngnibo dispose d’un délai de trois jours pour se pourvoir en cassation.
Le régisseur de la prison civile de Ouidah avait porté plainte contre Hosée Houngnibo, détenu dans cet établissement et présenté comme proche d’Olivier Boko. Il lui est reproché d’avoir tenu des propos jugés calomnieux.
Selon l’accusation, le prévenu aurait dénoncé ses conditions de détention et accusé des agents de l’Agence pénitentiaire du Bénin de supposées maltraitances. Des déclarations qualifiées de « dénonciation calomnieuse » et de « harcèlement par le biais d’une communication électronique » par le parquet.
Tout au long de la procédure, Hosée Houngnibo a nié les faits qui lui sont reprochés.
La première relaxe prononcée en décembre 2025 avait surpris. L’appel du parquet spécial marquait déjà la volonté de l’accusation de revoir ce verdict. Avec cette condamnation en appel, la CRIET durcit sa position sur les affaires liées aux déclarations publiques de détenus visant l’administration pénitentiaire.
Boniface KABLA