Attaques terroristes au Mali : « Des militaires et une figure politique en complicité avec les jihadistes » (communiqué du parquet militaire)

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Dans un communiqué publié vendredi 1er mai 2026, le parquet militaire a établi suite à des enquêtes judiciaires, des complicités politiques et internes, après les attaques du 26 avril 2026 visant plusieurs positions militaires à Bamako et Kati.

 

Le procureur de la République près le tribunal militaire a livré les premiers enseignements des récentes violentes attaques qui ont secoué le Mali, jusqu’à entraîner la mort du ministre de la défense. Selon les investigations, plusieurs militaires (actifs, radiés ou en instance de radiation) auraient participé à la planification, à la coordination et à l’exécution des assauts

La justice militaire a dévoilé un réseau incluant Oumar Mariko, ancien député, une figure historique de la gauche radicale malienne, plusieurs fois candidat à l’élection présidentielle. Oumar Mariko étant connu pour ses prises de positions radicales contre le régime de Assimi Goïta.

Le communiqué ne fournit pas de détails sur la nature exacte de cette implication, cependant, les enquêteurs évoquent un « faisceau d’éléments solides », impliquant Oumar Mariko, sans pour autant que l’instruction soit close.

Parmi les premiers auteurs, coauteurs et complices interpellés, figurent le sergent Diakaridia Sodio, adjudant Moussa Diane, adjudant-chef Mamadou Keita (tous trois en activité), ainsi que Soïba Diarra (à la retraite). Ils devront être entendus, jugés le cas échéant, selon le communiqué. Un mort, le nommé Alassane Diallo dit Abedi, militaire radié, a été identifié parmi les combattants tombés à Kati.

Sur le fond, cette affaire signale l’infiltration des appareils militaire et politique par des éléments hostiles à la transition, en lien avec les groupes armés, souligne le communiqué relayé par le site Linfodrome.

Selon l’enquête du parquet militaire, ce ne sont pas seulement des terroristes du Front de libération de l’Azawad (FLA) ou du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) qui sont en cause. Le communiqué établit que derrière les combattants, est tapie une toile de complicités internes.

Ce jour des attaques, samedi 26 avril 2026, plusieurs positions des Forces armées et de sécurité étaient visées, y compris dans la capitale Bamako, à Kati, et jusqu’au domicile même du ministre de la Défense et des Anciens combattants.

A I.