Des dizaines de chars israéliens dans le sud de Gaza

International

Des dizaines de chars israéliens sont entrés lundi dans le sud de la bande de Gaza assiégée, où l’armée poursuit ses frappes meurtrières et étend son offensive terrestre contre le Hamas malgré la présence de centaines de milliers de civils.

Engagée depuis le 27 octobre dans une offensive terrestre dans le nord, l’armée israélienne étend à présent ses opérations au sol dans l’ensemble de la bande de Gaza, presque deux mois après le début de la guerre déclenchée par l’attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien contre Israël.

Depuis la reprise des combats le 1er décembre après sept jours de trêve, l’armée pilonne intensément le sud du territoire, faisant de très nombreux morts et blessés parmi les habitants de cette région et les civils venus s’y réfugier, pris au piège dans un périmètre de plus en plus restreint.

La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric, arrivée lundi à Gaza, a dénoncé sur le réseau social X les souffrances « intolérables » de la population.

« Je réitère notre appel urgent pour que les civils soient protégés conformément aux lois de la guerre et que l’aide puisse entrer sans entrave », a-t-elle écrit.

Une route coupée

L’armée a affirmé lundi agir « avec force » à Khan Younès, une grande ville du sud de la bande de Gaza où s’entassent une partie des civils déplacés.

 

Des dizaines de chars, de transports de troupes et de bulldozers israéliens sont entrés lundi dans le sud de Gaza, à proximité de cette ville proche de la frontière avec l’Egypte, ont indiqué des témoins à l’AFP.

Amine Abou Hola, 59 ans, a raconté que ces véhicules étaient entrés « sur une profondeur de deux kilomètres », dans le village d’al-Qarara, au nord-est de Khan Younès.

« Les chars sont désormais sur la route Salaheddine », qui traverse du nord au sud le petit territoire côtier, et coupent la route « en tirant des balles et des obus de char contre toutes les voitures et les personnes qui essayent de se déplacer », a ajouté Moaz Mohammed, 34 ans.

« Les combats et l’avancée au sol de l’armée israélienne dans la zone de Khan Younès ne permettent pas aux civils de se déplacer » sur la route Salaheddine, dans le nord et l’est de la ville, a confirmé l’armée.

De la fumée s’élevait pendant ce temps dans le ciel après des bombardements sur le nord de Gaza et au-dessus de Rafah, dans le sud, selon des images tournées par l’AFP.

Parallèlement, plusieurs foyers de tension au Moyen-Orient inquiètent la communauté internationale, après des incidents dimanche en mer Rouge et en Irak, tandis que les violences se multiplient en Cisjordanie occupée et à la frontière entre Israël et le Liban.

Près de 16.000 morts

Le ministère de la Santé du Hamas a affirmé lundi que 15.899 personnes, parmi lesquelles 70% de femmes et d’enfants, ont été tuées depuis le début des bombardements israéliens sur la bande de Gaza le 7 octobre.

En Israël, l’attaque menée par des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza a fait 1.200 morts, en majorité des civils, selon les autorités. En représailles, Israël a déclaré la guerre au Hamas et promis de détruire le mouvement islamiste, au pouvoir depuis 2007 dans la bande de Gaza.

L’armée a annoncé lundi que trois soldats avaient été tués dimanche dans le nord de Gaza, portant le total à 75 soldats morts depuis le début de l’offensive terrestre.

En outre, d’après l’armée, 137 otages enlevés en Israël le 7 octobre sont toujours aux mains du Hamas ou de groupes affiliés, après la libération pendant la trêve de 105 otages, dont 80 relâchés en échange de 240 prisonniers palestiniens détenus par Israël.

Lundi, les combats faisaient rage dans la ville de Gaza, dans le nord, visée par de nombreuses frappes aériennes.

Selon des témoins, des chars israéliens ont ouvert le feu et sont entrés pour la première fois dans le marché de la vieille ville, où ils ont détruit des dizaines d’échoppes.

La nuit précédente, une frappe sur une entrée de l’hôpital Kamal Adwan, dans le nord de Gaza, a fait plusieurs morts, selon l’agence palestinienne Wafa. L’armée n’a pas confirmé cette information.

Des dizaines de chars israéliens dans le sud de Gaza

Des dizaines de chars israéliens sont entrés lundi dans le sud de la bande de Gaza assiégée, où l’armée poursuit ses frappes meurtrières et étend son offensive terrestre contre le Hamas malgré la présence de centaines de milliers de civils.

Engagée depuis le 27 octobre dans une offensive terrestre dans le nord, l’armée israélienne étend à présent ses opérations au sol dans l’ensemble de la bande de Gaza, presque deux mois après le début de la guerre déclenchée par l’attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien contre Israël.

La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric, arrivée lundi à Gaza, a dénoncé sur le réseau social X les souffrances « intolérables » de la population.

« Je réitère notre appel urgent pour que les civils soient protégés conformément aux lois de la guerre et que l’aide puisse entrer sans entrave », a-t-elle écrit.

Une route coupée

L’armée a affirmé lundi agir « avec force » à Khan Younès, une grande ville du sud de la bande de Gaza où s’entassent une partie des civils déplacés.

Des dizaines de chars, de transports de troupes et de bulldozers israéliens sont entrés lundi dans le sud de Gaza, à proximité de cette ville proche de la frontière avec l’Egypte, ont indiqué des témoins à l’AFP.

Amine Abou Hola, 59 ans, a raconté que ces véhicules étaient entrés « sur une profondeur de deux kilomètres », dans le village d’al-Qarara, au nord-est de Khan Younès.

« Les chars sont désormais sur la route Salaheddine », qui traverse du nord au sud le petit territoire côtier, et coupent la route « en tirant des balles et des obus de char contre toutes les voitures et les personnes qui essayent de se déplacer », a ajouté Moaz Mohammed, 34 ans.

« Les combats et l’avancée au sol de l’armée israélienne dans la zone de Khan Younès ne permettent pas aux civils de se déplacer » sur la route Salaheddine, dans le nord et l’est de la ville, a confirmé l’armée.

De la fumée s’élevait pendant ce temps dans le ciel après des bombardements sur le nord de Gaza et au-dessus de Rafah, dans le sud, selon des images tournées par l’AFP.

Parallèlement, plusieurs foyers de tension au Moyen-Orient inquiètent la communauté internationale, après des incidents dimanche en mer Rouge et en Irak, tandis que les violences se multiplient en Cisjordanie occupée et à la frontière entre Israël et le Liban.

Près de 16.000 morts

Le ministère de la Santé du Hamas a affirmé lundi que 15.899 personnes, parmi lesquelles 70% de femmes et d’enfants, ont été tuées depuis le début des bombardements israéliens sur la bande de Gaza le 7 octobre.

En Israël, l’attaque menée par des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza a fait 1.200 morts, en majorité des civils, selon les autorités. En représailles, Israël a déclaré la guerre au Hamas et promis de détruire le mouvement islamiste, au pouvoir depuis 2007 dans la bande de Gaza.

L’armée a annoncé lundi que trois soldats avaient été tués dimanche dans le nord de Gaza, portant le total à 75 soldats morts depuis le début de l’offensive terrestre.

En outre, d’après l’armée, 137 otages enlevés en Israël le 7 octobre sont toujours aux mains du Hamas ou de groupes affiliés, après la libération pendant la trêve de 105 otages, dont 80 relâchés en échange de 240 prisonniers palestiniens détenus par Israël.

Lundi, les combats faisaient rage dans la ville de Gaza, dans le nord, visée par de nombreuses frappes aériennes.

Selon des témoins, des chars israéliens ont ouvert le feu et sont entrés pour la première fois dans le marché de la vieille ville, où ils ont détruit des dizaines d’échoppes.

La nuit précédente, une frappe sur une entrée de l’hôpital Kamal Adwan, dans le nord de Gaza, a fait plusieurs morts, selon l’agence palestinienne Wafa. L’armée n’a pas confirmé cette information.

Chaos dans les hôpitaux

Dans le sud, les frappes ont visé massivement depuis vendredi Khan Younès et ses environs, où chaque jour désormais l’armée avertit dans des tracts largués sur certains quartiers qu’une « terrible attaque est imminente », et ordonne aux habitants d’en partir.

Depuis le début de la guerre, des centaines de milliers de déplacés se sont massés dans le sud, espérant fuir les combats ou répondant aux injonctions de l’armée israélienne qui contrôle à présent plusieurs secteurs dans le nord de la bande de Gaza.

Ils survivent aujourd’hui sous les bombardements dans le sud, entassés dans des abris de fortune, des écoles, des tentes, dormant dehors ou dans leur voiture.

Alors que la plupart des hôpitaux du nord sont hors service, ceux du sud sont plongés dans le chaos, débordés par l’arrivée massive de blessés, sans électricité, leurs réserves de carburant pour faire tourner les générateurs presque à sec.

« Assez avec la guerre »

Dans un quartier dévasté de la ville voisine de Rafah, des survivants fouillaient lundi les décombres.

« Nous étions à la maison, nous avons entendu un énorme bruit et des choses ont commencé à nous tomber dessus, c’était comme un tremblement de terre. Nous n’avions jamais vu cela auparavant, la terre a tremblé et le son était si fort », a témoigné un rescapé, Abou Jahar al-Hajj.

« Ma fille de quatre ans est sous les décombres, je ne sais pas si elle est morte ou vivante. Arrêtez la guerre, assez avec la guerre », s’écrie une femme, Walaa Abu Libda.

L’armée a annoncé dimanche avoir mené « environ 10.000 frappes aériennes » sur Gaza depuis le début de la guerre.

Ces frappes ont détruit ou endommagé plus de la moitié des habitations, selon l’ONU.

Les besoins sont immenses dans le territoire soumis à un siège total par Israël depuis le 9 octobre, où 1,8 million de personnes, sur 2,4 millions d’habitants, ont été déplacées par la guerre d’après l’ONU.

A l’exception des sept jours de trêve qui ont permis l’entrée depuis l’Egypte de centaines de camions d’aide humanitaire, le poste-frontière de Rafah ne s’ouvre que très partiellement pour laisser passer quelques camions ou permettre l’évacuation d’étrangers, en nombre très limité.

Tôt lundi, l’armée israélienne a par ailleurs lancé des opérations dans différents secteurs de la Cisjordanie occupée, notamment à Jénine, où une trentaine de véhicules militaires ont été déployés, selon l’agence palestinienne Wafa.

Deux Palestiniens ont été tués dans un raid israélien à Qalqiliya, dans le nord de la Cisjordanie, selon l’Autorité palestinienne.

AF¨P