Au Mali débute ce lundi 15 juin une « opération spéciale » d’immatriculation des motos et tricycles, justifiée par les « impératifs sécuritaires actuels », en clair : la lutte contre les groupes armés. Les propriétaires d’engins roulant actuellement sans plaque devront se rendre dans des centres spécifiques pour se mettre en règle. La société civile soutient la mesure mais s’inquiète de son coût pour les usagers, dans un contexte de grandes difficultés économiques.
Le ministère des Transports a communiqué une liste de vingt-huit centres, répartis sur presque tout le territoire – il n’y en a aucun à Kidal, absence notable et compréhensible puisque la ville est contrôlée par les jihadistes du Jnim et les indépendantistes du FLA, et que les représentants de l’administration malienne n’y sont plus présents depuis le 25 avril, comme l’a récemment déploré le journaliste Abdrahamane Keïta, ce qui lui vaut d’être en prison et poursuivi en justice.
Les propriétaires de deux ou trois-roues non immatriculés devront donc se rendre dans ces centres pour se mettre en règle, munis de leurs papiers d’identité, des documents du véhicule et de 12 000 FCFA, tarif unique, réglable uniquement via « Tresor Pay » – en ligne sur le site officiel ou sur son téléphone avec l’application consacrée au paiement électronique du Trésor public