Le réseau ferroviaire de l’ancienne Organisation Commune Benin-Niger (OCBN) continue de faire l’objet de pillages audacieux. Grâce à la vigilance du commissariat d’arrondissement de Dan, un coup d’arrêt a été mis à un trafic de traverses et de matériel métallique sur l’axe Setto-Dan. Entre course-poursuite, aveux spontanés et arrestation des cerveaux, retour sur une opération rondement menée.
L’intervention s’est soldée par un véritable succès pour les forces de l’ordre. Tout commence le jeudi 29 octobre 2026, à l’aurore. Deux individus à bord d’une motocyclette Bajaj quittent Setto en direction de Bohicon. Un déplacement qui s’annonçait banal jusqu’à ce qu’ils croisent les gyrophares de la police à hauteur d’Agbohoutogon.
Pris de panique à l’idée d’être contrôlés, les deux suspects optent pour une tentative de fuite improvisée. Si le passager réussit à se fondre dans la nature au terme d’un sprint énergique, le conducteur est rapidement cerné et interpellé.
Des poches suspectes au camion de contrebande
La fouille de sécurité ne tarde pas à révéler les intentions du motocycliste : ses poches débordent littéralement de boulons de rails, tandis qu’un sac en jute rempli d’autres pièces métalliques l’attendait. Pressé de questions, le suspect passe aux aveux. Il livre une information cruciale : un camion lourdement chargé de traverses de rails volées sur le tronçon Dan-Setto fait route vers Bohicon.
Sans perdre une seconde, les éléments de patrouille mettent en place un dispositif d’interception. Le camion est rapidement arraisonné avec à son bord deux occupants. À l’intérieur de la cargaison : plus de 300 traverses métalliques dérobées.
Face aux tentatives initiales des suspects de brouiller les pistes quant à la provenance de ce matériel, la police déploie des investigations poussées. Cette rigueur permet de remonter jusqu’aux véritables cerveaux de ce trafic de grande envergure, appréhendés le vendredi 30 octobre vers 18 heures.
Placés face aux preuves irréfutables, les commanditaires sont passés à table, reconnaissant sans ambages leur implication dans le pillage des infrastructures ferroviaires. Désormais sous bonne garde, ils seront présentés devant le Procureur de la République pour répondre de leurs actes.
A.C.C.
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