Adoption d'un nouveau Code de la route : Ce qui va changer pour piétons, cyclistes et automobilistes

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Adopté ce lundi 26 octobre 2026 au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, le nouveau Code de la route tourne définitivement la page de l’arrêté colonial de 1956. Pistes cyclables obligatoires, trottoirs sanctuarisés et éducation routière dès le primaire : la réforme change la donne.

 

Réunis en plénière, les députés ont adopté la loi portant Code de la route. Aussitôt après le vote, le ministre du Cadre de vie, Georges Alé, le président de la Commission des lois, Orden Alladatin, et le directeur général du Centre National de Sécurité Routière ont éclairé la presse à la salle Kolawolé Idji.

Un texte enrichi par le Parlement

Le projet initial comptait 7 titres et 121 articles. Le texte adopté en compte désormais 6 titres et 122 articles. Une évolution qui témoigne, selon Orden Alladatin, d’une « très bonne appropriation » du texte par les parlementaires, presque tous mobilisés autour du projet.

La fin d’un anachronisme juridique

Jusqu’ici, la circulation était régie par un arrêté de 1956. Pour le président de la Commission des lois, l’adoption d’un nouveau Code de la route  est une « révolution » qui s’inscrit dans la décolonisation législative entamée avec le Code pénal. Un sentiment partagé par le président de l’Assemblée nationale, dont l’enthousiasme a été souligné.

 

Piétons et cyclistes au cœur de la loi

C’est la principale avancée. Le Code introduit une nouvelle définition juridique de la route. Concrètement, l’État ne pourra plus construire de voies sans prévoir des pistes cyclables et des aménagements pour les personnes vulnérables. L’occupation des trottoirs et des espaces réservés aux piétons devient une infraction punissable. L’éducation routière est également consacrée, dès l’école primaire.

Autres changements annoncés 
L’instauration du permis à points ;
Le renforcement des règles relatives au port du casque et à la ceinture de sécurité ;
Des mesures contre la conduite sous l’emprise de l’alcool ou des stupéfiants ;
Des sanctions renforcées pour certaines infractions routières.

Une application déjà préparée

Le ministre Georges Alé s’est voulu rassurant. L’arsenal réglementaire est déjà prêt et sera soumis en Conseil des ministres ou par arrêtés dès promulgation de la loi. Le second volet sera la sensibilisation de masse. Le CNSR prévoit, avec les directions chargées de l’éco-citoyenneté, une campagne de communication à l’endroit de tous les usagers pour une large vulgarisation du nouveau Code.

Faut-il le souligner,  l’adoption d’un nouveau code routier loi ne signifie pas que toutes les nouvelles dispositions sont immédiatement applicables.

 

Boniface KABLA

 

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