Me Olga ANASSIDÉ au suejt de l'affaire Dangnivo : « Je ne pense pas que la mort de Alofa referme définitivement ce dossier »

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Après la mort de Codjo Alofa, ce lundi 26 octobre 2026, l’affaire Dangnivo est-elle définitivement close ? Non, selon Me Olga Anassidé, avocate de la famille, qui attend la comparution des autres personnes. Elle le dit dans cette interview exclusive accordée à bip radio.

 

Bip Radio : Comment réagissez-vous à l’annonce du décès de Alofa ?

Me Olga ANASSIDÉ : J’ai appris, comme tous les Béninois, que Alofa est décédé au CNHU, au petit matin de ce lundi 26 octobre. J’ai été surprise, j’ai été choquée. Ça m’a fait l’effet d’une douche froide. Paix à son âme.

Je n’ai pas suivi l’élément moi-même, mais j’ai ouï dire que les autorités du parquet de Cotonou ont fait une déclaration publique, pour annoncer que Alofa était décédé.

Cela me laisse penser que si les autorités ont ressenti le besoin de sortir pour informer l’opinion publique du décès de Alofa, je veux espérer qu’avec la même diligence, les autorités feront ce que de droit et nous diront ce dont Alofa est décédé.

 

 Dans son communiqué ce lundi, concernant le décès de Alofa, le parquet a évoqué un accident vasculaire cérébral, AVC, constaté par les services médicaux.

Quelqu’un a pu dire : « Dès que vous avez poussé le premier cri, le jour de votre naissance, vous êtes assez vieux pour mourir ».

On peut mourir à tout âge. Je ne sais pas si Alofa était connu pour une pathologie. Je n’ai pas suivi, personnellement, l’élément de l’autorité du parquet de Cotonou. C’est vous qui m’apprenez que l’autorité aurait dit qu’Alofa est décédé d’un AVC.

 

 Pendant le procès, lors de vos plaidoiries, vous avez estimé qu’il y a plusieurs zones d’ombre dans le dossier. Est-ce qu’avec le décès de Alofa, l’affaire s’éteint ?

Avec le décès de Alofa, que je regrette énormément, l’action publique, en ce qui le concerne, s’arrête. En ce qui concerne Alofa, désormais, l’action publique est éteinte. Mais dans sa réquisition, le procureur de la République de Cotonou avait déclaré que c’est Akon Isidore qui a tué Dangnivo, dans le lit de Alofa. De ce fait, les autorités sont conscientes qu’il reste des gens en cavale dans cette affaire.

Puisque depuis ces nombreuses sessions qui se sont succédé dans ce dossier, c’était la première fois qu’une autorité de ce rang, affirmait publiquement que ce n’était finalement pas Alofa qui était l’auteur de l’homicide, mais que c’était plutôt Akon Isidore.

Donc si l’action publique s’est éteinte en ce qui concerne Alofa, je pense que nous allons faire les diligences qu’il faut.

Et pour répondre à votre préoccupation, je ne pense pas que la mort de Alofa referme définitivement ce dossier. Il y a encore des aspects sur lesquels il faut retourner le dossier.

 Quelle action comptez-vous engager Maître ?

Je le garde pour moi, pour le moment.

Bip Radio : La fin du procès laissait présager un appel d’une des parties. Est-ce qu’il y a eu appel ?

Il y a eu plusieurs appels même, je dirais, dans ce dossier, venant de plusieurs parties.

 Dont la vôtre ?

Ce n’est pas exclu.

Donc pour résumer votre réaction, l’affaire Dangnivo ne s’arrêtera pas avec le décès de Alofa ?

L’affaire Dangnivo ne s’arrêtera probablement pas avec la mort de Alofa. Alofa nous a été présenté comme un acteur. Il est mort. En ce qui le concerne, l’action publique s’éteint. Les autorités nous ont annoncé qu’Alofa est décédé. Les mêmes autorités nous avaient déjà mis sur la piste d’autres personnes et nous attendons d’elles de faire ce que de droit, pour que ces personnes qu’ils nous ont présentées publiquement comme les auteurs, comparaissent devant la justice.

 

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