Le ministère des Enseignements maternel et primaire interdit désormais de confier une classe de CM2 aux directeurs d’école et instituteurs adjoints appelés à faire valoir leurs droits à la retraite en cours d’année scolaire. La mesure vise à préserver la stabilité pédagogique dans les classes d’examen.
Une nouvelle consigne vient encadrer l’affectation des enseignants dans les écoles primaires publiques au Bénin. Dans une correspondance en date du 9 septembre 2026, le ministère des Enseignements maternel et primaire demande aux Directeurs départementaux et aux Chefs de circonscription scolaire de veiller à ce que les classes de CM2 ne soient pas confiées à certains enseignants proches de la retraite.
Selon le document signé par Dèwanou Avodagbé, Directeur de Cabinet du ministre, cette interdiction concerne les directeurs d’école et les instituteurs en position d’adjoint qui doivent faire valoir leurs droits à une pension de retraite au cours de l’année scolaire.
Cette décision intervient à la suite de l’alignement du départ à la retraite des enseignants du maternel et du primaire sur les normes appliquées aux autres fonctionnaires. Le ministère estime que cette évolution met fin à la pratique consistant à maintenir un enseignant jusqu’à la fin d’une année scolaire, au nom du principe selon lequel « toute année scolaire commencée soit menée à son terme ».
Désormais, plusieurs directeurs d’école pourraient partir à la retraite au 1er janvier ou au 1er avril de chaque année. Une situation qui, selon le ministère, peut entraîner des changements d’enseignants en pleine année scolaire.
Préserver la stabilité en classe d’examen
Le ministère redoute particulièrement les conséquences de ces changements en CM2, une classe sanctionnée par un examen. Pour éviter toute perturbation du parcours des apprenants, il est donc « formellement interdit » d’attribuer une classe de CM2 à un enseignant appelé à partir à la retraite au cours de l’année scolaire.
Les Directeurs départementaux des Enseignements maternel et primaire sont ainsi invités à prendre les dispositions nécessaires pour assurer une application rigoureuse de cette nouvelle instruction.
A. ABALLO