À quelques jours de la reprise des classes, une partie de la population de Djègbè Houinlinhouin, à Abomey, réclame le départ de la directrice de l’école primaire publique. Des banderoles et messages affichés aux abords de l’établissement témoignent de la contestation. Les habitants menacent de s’opposer au démarrage des activités scolaires si leur revendication n’est pas satisfaite. Une médiation rapide est attendue pour éviter que le différend ne pénalise les élèves.
À une semaine de la rentrée, l’école primaire publique de Djègbè Houinlinhouin, dans la commune d’Abomey, se retrouve au cœur d’une contestation. Une partie des habitants s’oppose au maintien de la directrice actuellement en poste et demande son affectation dans un autre établissement.
La mobilisation se manifeste notamment par des branches d’arbres, de banderoles et des messages affichés aux abords de l’école. Les contestataires préviennent qu’ils pourraient empêcher le démarrage des activités scolaires si leur demande n’est pas prise en compte.
Cette situation fait planer des inquiétudes sur le bon déroulement de la rentrée et des activités de pré-rentrée. Un éventuel blocage de l’établissement pourrait perturber son fonctionnement et, surtout, affecter les élèves.
Les autorités appelées à privilégier le dialogue
Face à cette tension, une intervention rapide des autorités compétentes apparaît nécessaire. Les responsables en charge de l’enseignement, en collaboration avec les autorités communales, sont invités à se saisir du dossier pour comprendre les raisons de la contestation et rechercher une issue apaisée.
De son côté, la directrice devrait informer officiellement sa hiérarchie de la situation et suivre les orientations qui lui seront communiquées pour la période de pré-rentrée. En attendant une éventuelle décision administrative, elle reste en fonction en vertu de l’acte qui l’a nommée à la tête de l’établissement.
La coordination des associations de parents d’élèves pourrait également être associée à la démarche de médiation. L’objectif serait de permettre aux différentes parties d’exprimer leurs préoccupations et de parvenir à une solution qui préserve le fonctionnement de l’école.
Des allégations à vérifier
Par ailleurs, certaines allégations faisant état d’un précédent « reniement » de la directrice circulent dans le cadre de cette contestation, rapporte le potentiel. Ces affirmations ne sont pas établies à ce stade et nécessitent d’être vérifiées avant toute conclusion.
Dans l’immédiat, l’enjeu est d’éviter que le différend ne dégénère et ne compromette la reprise des cours. Une médiation rapide et sereine apparaît ainsi nécessaire pour préserver le calme autour de l’établissement et garantir aux élèves une rentrée dans de bonnes conditions.
A. A