« Nous n’augmentons pas le nombre de jours fériés, nous augmentons la durée dédiée au festival », dixit Wilfried Léandre Houngbédji
Instaurés depuis 2024 sur trois jours, les Vodun Days changeront de format dès la prochaine édition. Le gouvernement a décidé de les étendre du 2 au 9 janvier 2027. L’annonce, portée d’abord par Mahugnon Kakpo, président du Comité des rites vodun du Bénin, a suscité des interrogations.
Devant la presse, Wilfried Léandre Houngbédji, ministre et porte-parole du gouvernement, a ancré la mesure dans le cadre juridique en vigueur. Il a rappelé les dispositions de la loi n° 2024-32 du 2 septembre 2024 fixant la fête annuelle des religions traditionnelles en République du Bénin.
Son article 3 prévoit que « la journée du deuxième vendredi du mois de janvier et celle du jeudi qui la précède sont chômées et payées ».
Un calendrier 2027 qui impose une continuité
En 2027, ce mécanisme crée une continuité particulière. Le vendredi 1er janvier est férié et ouvre sur un week-end. Le jeudi 7 et le vendredi 8 janvier seront ensuite chômés et payés en application de la loi. Entre les deux, le samedi 2 et le dimanche 3 janvier offrent déjà une respiration.
« Si par accident on allait après la fête, on irait directement du jeudi 7 au vendredi 8 », a relevé le porte-parole. Plutôt que de laisser un hiatus de plusieurs jours au cœur des festivités, le gouvernement a donc choisi de couvrir l’ensemble de la période par la programmation culturelle.
Répondre à l’attente de la diaspora et des visiteurs
Au-delà du calendrier, l’argument central tient à l’usage déjà constaté en début d’année. Depuis plusieurs éditions, Cotonou connaît une forte effervescence liée aux festivals culturels et aux Vodun Days. L’événement attire des Béninois venus des départements, de la diaspora et un nombre croissant de touristes étrangers.
« Beaucoup de nos compatriotes rentrent pour les fêtes de fin d’année et souhaiteraient vivre les Vodun Days. Or, compte tenu du délai entre le Nouvel An et la date légale de la fête, ils sont souvent contraints de repartir avant d’y participer », a expliqué Wilfried Léandre Houngbédji.
L’extension à une semaine vise donc à permettre à ce public de vivre pleinement ce temps fort spirituel et culturel, sans écourter son séjour.
Aucune création de jour férié supplémentaire
Le ministre porte-parole a tenu à dissiper tout amalgame. L’allongement du festival ne se traduit pas par des jours chômés en plus. « Il va sans dire que le lundi 4, le mardi 5 et le jeudi 6 janvier 2027 ne seront pas des jours chômés et payés. Nous n’augmentons pas le nombre de jours fériés, nous augmentons la durée dédiée au festival », a-t-il insisté.
Selon lui, cette réorganisation doit également optimiser les retombées économiques, touristiques et culturelles de l’événement, en offrant aux acteurs plus de temps pour programmer concerts, rites, expositions et rencontres.
Boniface KABLA
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