L’armée américaine a annoncé mercredi 22 juillet avoir lancé de nouvelles frappes en Iran, pour une douzième nuit consécutive. De son côté, l’Iran a mis en garde les États-Unis contre une riposte « puissante » en cas d’attaques sur ses infrastructures civiles. La situation au Moyen-Orient est « hors de contrôle » et « au bord de l’inimaginable », a alerté le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, lors d’une réunion du Conseil de sécurité.
Ce qu’il faut retenir
En Iran, les États-Unis poursuivent leurs frappes : des centres d’opérations militaires, des installations logistiques militaires, des capacités maritimes, des hangars pour avions et des dépôts de drones ont été frappés. L’île de Qeshm a également été visée.
Donald Trump a menacé les rebelles houthis du Yémen, pro-iraniens, et l’Iran d’une « punition militaire majeure » après que ces rebelles ont revendiqué des frappes contre deux pétroliers saoudiens en mer Rouge. Le président américain a aussi annoncé que les fonds iraniens gelés aux États-Unis serviraient désormais à rembourser les dégâts sur les navires touchés dans le Golfe.
La situation au Moyen-Orient est « hors de contrôle » et « au bord de l’inimaginable », a alerté jeudi le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, lors d’une réunion du Conseil de sécurité.
Dans le Golfe, l’Iran a ciblé le Koweït, Bahreïn et la Jordanie. Dans une déclaration conjointe, les pays du Golfe et la Jordanie ont condamné la poursuite des frappes iraniennes sur leurs territoires.
L’armée américaine annonce une nouvelle série de frappes sur des cibles militaires iraniennes
L’armée américaine a lancé une nouvelle série de frappes contre des cibles militaires en Iran, a-t-elle annoncé jeudi. « Il s’agit de la 13ᵉ nuit consécutive de frappes visant à faire rendre des comptes à l’Iran et à réduire les menaces que fait peser le Corps des gardiens de la révolution islamique (l’armée idéologique de Téhéran) sur la marine marchande », a détaillé le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.
Donald Trump affirme que les fonds iraniens gelés serviront à rembourser les dégâts sur les navires touchés dans le Golfe
Donald Trump a affirmé jeudi que les fonds iraniens gelés aux États-Unis serviraient désormais à rembourser les dégâts sur les navires touchés dans le Golfe. « À partir de maintenant, tous les dommages causés aux navires, à la cargaison ou à tout autre élément s’y rapportant, seront payés par l’argent iranien que les États-Unis ont en leur possession et contrôlent », a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, accuse des responsables américains de «se voiler la face»
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, accuse certains membres de l’administration américaine d’ignorer « les réalités du terrain » et de favoriser une escalade militaire contre l’Iran. « Des individus sous influence au sein de l’administration américaine se voilent la face. Ils ignorent les réalités du terrain et semblent uniquement préoccupés par l’échéance de 2028 », a-t-il écrit sur X, dans une allusion à la prochaine élection présidentielle américaine. « L’agression irréfléchie qu’ils préconisent ne fera qu’alourdir le prix que le président américain devra payer pour parvenir à l’accord qu’il cherche à obtenir », ajoute le chef de la diplomatie iranienne.
Les cours du pétrole en forte hausse après les récentes attaques en mer Rouge
Les prix du pétrole se sont envolés jeudi, le baril de Brent repassant au-dessus des 100 dollars, en raison des attaques en mer Rouge qui exacerbent les craintes sur l’approvisionnement du marché, déjà secoué par la quasi paralysie du détroit d’Ormuz. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, a pris 7,04 % à 100,69 dollars. Il n’avait plus atteint ce seuil depuis le mois de mai. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a gagné 6,17 % à 92,19 dollars.
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