Adjarra  : Un couple en garde à vue pour vol présumé d’enfant

Société

Une consultation de routine s’est muée en déclencheur d’enquête au Centre de santé d’Adjarra 1. Le vendredi 10 juillet 2026, un couple a été interpellé dans la commune d’Adjarra, dans l’Ouémé, après que le personnel soignant a mis en doute la filiation d’un bébé présenté pour vaccination.

 

D’après les éléments recueillis par Libre Express, une femme de 37 ans, exerçant la coiffure et domiciliée à Natitingou, s’est rendue le samedi 11 juillet au centre de santé avec une petite fille. Elle l’a présentée comme sa fille et sollicitait l’administration des premiers vaccins.

C’est au cours de l’examen clinique que la sage-femme a relevé des incohérences. L’état physique de la patiente ne correspondait pas, selon elle, à celui d’une femme qui vient d’accoucher. Faute de certificat de naissance ou de tout autre document attestant de l’identité du nourrisson, le doute s’est accentué. Interrogée, la femme a avancé avoir mis au monde l’enfant dans une clinique de Lagos, au Nigeria. Aucune pièce n’est venue étayer cette affirmation.

 

L’alerte donnée aux forces de l’ordre

 

Le personnel médical a aussitôt saisi la police. Les agents dépêchés sur les lieux ont ouvert des vérifications préliminaires pour comprendre dans quelles conditions le bébé se trouvait sous la responsabilité de cette femme.

Dans le cadre de ces investigations, une réquisition a été adressée au directeur du Centre hospitalier départemental de l’Ouémé afin de confronter les déclarations de l’intéressée aux données hospitalières. Les retours obtenus, selon une source proche du dossier, ont corroboré les premières réserves émises par la sage-femme.

Le compagnon de la mise en cause, un professeur d’anglais de 43 ans en poste dans un établissement du nord du pays, a lui aussi été entendu puis retenu par les enquêteurs.

 

Le dossier désormais entre les mains de l’OCPM

 

À l’issue des auditions initiales, le couple a été présenté aux autorités judiciaires. Sur instruction du Tribunal de première instance de Porto-Novo, le dossier a été transmis à l’Office central de protection des mineurs, désormais chargé des investigations.

B. K.