Emmanuel Macron est entré dans le temps des dernières fois. Dans moins d’un an, il quittera l’Élysée. Ce 14-Juillet est donc le dernier où il va célébrer la fête nationale française en tant que président de la République. Le chef de l’État a voulu en faire un moment exceptionnel. Un moment d’affirmation de la puissance militaire de la France, mais aussi de bilan et d’avertissements pour l’avenir alors que la guerre en Ukraine menace toujours l’Europe.
13 juillet 2026, comme chaque année depuis 10 ans à la veille de la fête nationale, Emmanuel Macron s’adresse aux armées à l’hôtel de Brienne. Quand arrivent les derniers mots de ce dernier discours, l’émotion est là, le président a la gorge nouée de manière inhabituelle : « Je veux ici en ce jour vous redire ma détermination, ma reconnaissance et ma fierté d’être à vos côtés depuis 2017. C’est ma plus grande fierté. Vous avez ma confiance ».
Rien à voir avec la tonalité de sa première allocution dans le même cadre en 2017. Nouveau Chef de l’État, nouveau chef des armées, Emmanuel Macron voulait affirmer son autorité : « Je suis votre chef, les engagements que je prends devant nos concitoyens et devant les armées, je sais les tenir. Et je n’ai à cet égard besoin de nulle pression et de nulle commentaire ».
Laisser la trace de la puissance de la France
À l’heure de préparer son départ de l’Élysée, le président de la République change de registre et envoie un message très politique délivré à travers non pas une interview du 14 juillet, Emmanuel Macron a toujours répugné à sacrifier à cette tradition, mais à travers ce discours en forme d’avertissement : « Partout où on flatte les nationalismes, en France ou ailleurs, on se trompe sur l’histoire qui est la nôtre. Le patriotisme oui, le nationalisme jamais… Nous devons bâtir en Européens… Ne faisons pas bégayer l’histoire ».
Aux mots vont s’ajouter les images d’un défilé militaire hors normes sur les Champs-Élysées avec la coalition des volontaires pour l’Ukraine à l’honneur, cette coalition dont Emmanuel Macron a été l’instigateur. Plus de troupes qui défilent, plus d’avions qui survolent les Champs-Élysées pour montrer encore plus la puissance de l’armée française, c’est la trace qu’Emmanuel Macron veut laisser pour son dernier 14-Juillet.