Le Sénat béninois franchit une nouvelle étape vers son installation effective. À travers le projet de loi de finances rectificative 2026, le gouvernement lui accorde pour la première fois une dotation budgétaire officielle de 100 millions de francs CFA, destinée à préparer le démarrage des activités de cette nouvelle institution de la République.
Le Sénat du Bénin dispose désormais de sa première allocation financière officielle. Le projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour l’exercice 2026, adopté en Conseil des ministres le 3 juin dernier puis transmis à l’Assemblée nationale, prévoit une enveloppe de 100 millions de francs CFA au profit de la haute chambre.
Absente de la loi de finances initiale promulguée en décembre 2025, cette dotation est inscrite dans la catégorie des dépenses de transfert. Elle est destinée exclusivement à prendre en charge les besoins logistiques liés à l’installation du Sénat, rapporte Le défi.
À ce stade, aucun crédit n’est encore prévu pour le recrutement du personnel ni pour le fonctionnement courant de l’institution. L’objectif affiché est de créer les conditions matérielles nécessaires à sa mise en place prochaine.
Cette première inscription budgétaire marque une avancée importante dans le processus de concrétisation du Sénat et consacre officiellement son existence sur le plan administratif et financier. Elle ouvre ainsi la voie au déploiement progressif de cette institution prévue par la réforme du système politique béninois.
En revanche, la question des indemnités des futurs sénateurs reste en suspens. Leur prise en charge dépend de l’adoption d’un décret d’application en Conseil des ministres, dont la publication est toujours attendue.
A. A