Ce lundi 11 mai 2026, le Tribunal de Première Instance de Première Classe de Parakou a jugé un meunier de 22 ans, accusé d’avoir abusé sexuellement d’une adolescente de 14 ans que son père lui avait confiée.
L’affaire, d’une gravité particulière, met en cause un homme à qui une famille avait accordé sa confiance. Le père de la victime avait placé sa fille, âgée de 14 à 15 ans, sous le toit de l’accusé pour lui permettre de poursuivre sa scolarité. En contrepartie de l’hébergement, la mineure devait participer aux tâches ménagères. C’est précisément cette relation de dépendance qui, selon l’accusation, aurait été exploitée par le prévenu.
D’après les débats, le meunier aurait profité de sa position d’autorité pour commettre des attouchements et des agressions sexuelles sur l’adolescente. Longtemps murée dans le silence, la victime a finalement brisé le secret en se confiant à sa mère. Cette parole libérée a marqué le point de départ de l’action judiciaire. À la suite de ces révélations, une plainte a été déposée, entraînant l’interpellation de l’accusé et l’ouverture d’une information judiciaire. Le dossier est arrivé ce lundi devant les juges du fond.
Réquisitions sévères du parquet
Face à la gravité des faits reprochés, le ministère public n’a pas tergiversé. Le procureur a requis une peine de 15 ans de réclusion criminelle à l’encontre du jeune homme de 22 ans, estimant que la trahison de la confiance parentale et la vulnérabilité de la victime justifiaient une sanction exemplaire. Le tribunal a désormais entre ses mains le sort du prévenu.
La décision a été mise en délibéré. Le jugement sera rendu à une date ultérieure, que la juridiction n’a pas encore communiquée à l’issue de l’audience.
Au-delà du cas individuel, cette affaire remet en lumière la question cruciale de la protection des mineures placées. Entre solidarité familiale et risque de prédation, la frontière est parfois mince, et la justice entend rappeler que la loi ne transige pas avec l’intégrité des enfants.
B. K.
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