Nigeria : A un an de la présidentielle, le paysage politique en pleine recomposition

Afrique

À moins d’un an de l’élection présidentielle au Nigeria, le paysage politique est en pleine recomposition. Le Parti démocratique populaire, le PDP, autrefois principal parti d’opposition, est en pleine crise, voire au bord de l’implosion alors que la nouvelle coalition d’opposition – le Congrès démocratique africain (ADC) – doit se choisir un candidat pour la présidentielle à venir.

Après des défections en série, le Parti démocratique populaire – qui a gouverné le Nigeria pendant 16 ans, jusqu’à 2015 – n’est plus que l’ombre de lui-même. Après de nombreuses défections, dont celle du gouverneur de l’État de Zamfara la semaine dernière, seules deux régions du Nigeria sont encore contrôlées par le PDP, enlisé dans une guerre de factions complexe. 

Le 9 mars, la cour d’appel a confirmé une décision de la Commission électorale indépendante, qui a annulé les résultats de la dernière convention nationale du PDP, laissant le parti sans direction et en difficulté pour se préparer à la présidentielle. En parallèle, la nouvelle coalition de l’opposition, le Congrès démocratique africain (ADC), vient d’annoncer la date du 14 avril pour sa première convention nationale. 

L’ADC vient de lancer une campagne de mobilisation, pour faire élire ses dirigeants à tous les niveaux, avant l’organisation de primaires pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. L’ancien leader du Labour Party, Peter Obi et l’opposant Atiku Abubakar, cofondateur du PDP, comptent parmi les célèbres transfuges ayant rejoint l’ADC ces derniers mois.

 

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