Célébration d'une journée mondiale ce 28 Janvier :  Le Bénin vers une culture durable de la protection des données personnelles

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‎A l’occasion de la Journée mondiale de la protection des données personnelles, célébrée ce 28 janvier, l’Autorité de Protection des Données Personnelles (APDP) a lancé un appel national à l’édification d’une culture durable de respect de la vie privée et de la dignité humaine dans notre pays. 

‎Dans un contexte où le numérique s’impose dans tous les secteurs, des services publics à l’économie en passant par la vie sociale, les données personnelles sont devenues des ressources essentielles à l’innovation. Toutefois, elles exposent aussi les citoyens à des risques tels que le profilage abusif, l’usurpation d’identité, les discriminations algorithmiques ou encore l’atteinte à la réputation. 

‎Le président de l’APDP, Dr Luciano Hounkponou, dans un message à la nation a rappelé que cette journée va au-delà d’une simple commémoration : elle symbolise un droit fondamental, celui de contrôler ses informations personnelles dans un monde de plus en plus numérisé. Protéger les données, a-t-il souligné, ne freine pas le progrès, mais lui donne un cap éthique et durable.  

‎Pour concrétiser cet impératif, l’Autorité multiplie les actions de sensibilisation et d’assistance. L’année écoulée a vu une intensification des campagnes au sein des écoles, administrations, collectivités locales et entreprises, accompagnée de lignes directrices sur la sécurité des systèmes, la transparence des traitements ou encore l’usage responsable de l’intelligence artificielle. 

‎Cette édition 2026 a porté une attention particulière à la protection des données issues des systèmes de vidéosurveillance, un enjeu crucial au Bénin où la généralisation des caméras dans les espaces publics, les entreprises et parfois les foyers, soulève de nombreuses questions éthiques et juridiques. 

‎Selon Hirondelles Info, L’APDP a ainsi réaffirmé la nécessité d’un encadrement juridique strict et d’un équilibre entre sécurité légitime et respect des libertés individuelles. 

‎Le message du Dr Hounkponou s’adresse à toutes les composantes de la société : institutions publiques, acteurs privés, société civile et citoyens. Chacun est appelé à jouer un rôle actif dans la construction d’un environnement numérique où la confiance et le respect de la dignité humaine ne sont pas de vains mots, mais de réels piliers du développement numérique au Bénin. 

‎A. ABALLO

 

 

 

Abomey-Calavi  

Un conflit d’héritage tourne au scandale

 

Un conflit d’héritage a éclaté à Abomey-Calavi entre une veuve et le grand frère de son défunt mari, mettant en lumière des pratiques choquantes et des relations familiales tendues.

 

Selon les faits, la veuve avait demandé à partager l’héritage laissé par son mari avec le grand frère de ce dernier. Mais, celui-ci a refusé, prétextant que la femme devait accepter de devenir son épouse en échange de sa part d’héritage.

La raison de cette demande serait liée à un événement passé, où le grand frère aurait surpris la femme en flagrant délit d’adultère et aurait pris une photo. Il avait alors utilisé ladite photo pour faire chanter la femme et l’obliger à avoir des relations avec lui.

 

La femme, qui a déjà des enfants du défunt, a refusé catégoriquement de devenir la femme du grand frère de son défunt mari. Elle a également déclaré qu’elle ne serait jamais son mari et que son défunt mari lui avait demandé de ne pas accepter une telle proposition.

 

Le grand frère  a alors refusé de céder. Il a insisté  que la femme devait accepter sa proposition si elle voulait avoir une part de l’héritage. La situation est critique et la femme se retrouve sans ressources pour prendre soin des enfants laissés à sa charge.

 

 

Boniface KABLA

 

WiFi Zone au Bénin : l’ARCEP lance l’enregistrement gratuit des exploitants de cybercafés

‎Après avoir mis en garde les exploitants de points d’accès Internet non autorisés, l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP Bénin) précise la procédure officielle et gratuite d’enregistrement des cybercafés dits WiFi Zone. Une démarche obligatoire visant à assainir le secteur et à renforcer la protection des consommateurs.
‎L’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP Bénin) poursuit ses actions de régulation du secteur de l’Internet au Bénin. Dans un communiqué publié sur sa page officielle, l’institution rappelle l’obligation pour les exploitants de cybercafés, communément appelés WiFi Zone, de se faire enregistrer auprès de ses services.
‎Selon l’ARCEP, l’enregistrement est une formalité gratuite, mais indispensable pour exercer légalement l’activité de fourniture d’accès Internet au public.
‎Pour se conformer à cette exigence réglementaire, les exploitants sont invités à se rendre sur la plateforme officielle eservices.arcep.bj. Une fois sur le site, ils doivent cliquer sur l’option « Faire une demande » puis sélectionner « Enregistrement exploitants de cybercafé ». La procédure débute par la création d’un compte personnel à l’aide d’une adresse électronique valide et d’un mot de passe.
‎Un lien d’activation est ensuite transmis par courrier électronique. Après activation du compte, le demandeur est appelé à se connecter à la plateforme, à renseigner le formulaire prévu à cet effet, à joindre les pièces exigées, puis à soumettre sa demande.
‎À travers cette initiative, l’ARCEP Bénin entend renforcer la régulation du marché, garantir une meilleure qualité de service aux consommateurs et lutter contre les usages frauduleux ou non conformes des réseaux de communications électroniques.
‎Aser ABALLO

 

Bénin :
Alassane Tigri placé sous mandat de dépôt
Alassane Tigri, vice-président du parti Les Démocrates, a été placé sous mandat de dépôt après son arrestation le 28 janvier 2026. Il est soupçonné de complicité avec les mutins qui ont tenté de renverser le pouvoir en place lors de la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025.
L’arrestation d’Alassane Tigri fait suite à l’exécution d’un mandat d’arrêt délivré par le juge d’instruction en charge du dossier. Il est accusé d’avoir participé à la tentative de déstabilisation des institutions béninoises, impliquant un groupe de militaires mutins conduit par le lieutenant-colonel Pascal Tigri, actuellement en fuite.
Le parti Les Démocrates n’a pas encore fait de déclaration officielle sur l’arrestation de son vice-président. Les autorités judiciaires gardent le silence sur les éléments du dossier et sur le rôle présumé d’Alassane Tigri dans les faits examinés.
Boniface KABLA