Le marathon diplomatique de Romuald Wadagni se poursuit. Entamée lundi à Lagos, la première tournée régionale du nouveau président béninois l’a déjà conduit à Niamey et Ouagadougou. Ce mercredi 3 juin, le chef de l’État est attendu à Lomé pour une séance de travail avec le président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé.
Cette étape togolaise s’inscrit dans une séquence plus large qui mènera ensuite Romuald Wadagni à Abidjan puis à Accra. Mais le face-à-face avec Faure Gnassingbé est présenté comme un moment clé. Les discussions porteront sur trois axes majeurs : le renforcement des relations bilatérales historiques, la dynamisation des échanges économiques entre Cotonou et Lomé, et surtout la coordination face aux défis sécuritaires qui secouent la sous-région.
Le choix de Lomé n’est pas anodin. Le Togo est un partenaire stratégique pour le Bénin, avec des intérêts communs sur le plan portuaire, commercial et sécuritaire. En multipliant les consultations directes avec ses homologues, Romuald Wadagni imprime sa marque dès le début de son mandat.
Cette tournée traduit la nouvelle doctrine diplomatique affichée par Cotonou : priorité au dialogue permanent et au bon voisinage avec les pays de la CEDEAO et de l’AES. Après avoir rencontré Bola Ahmed Tinubu au Nigeria et échangé avec les dirigeants du Niger et du Burkina Faso, le président béninois confirme sa volonté de placer la concertation régionale au cœur de son action extérieure.
Après Lomé, cap sur la Côte d’Ivoire et le Ghana. Objectif affiché : bâtir un front ouest-africain uni face aux enjeux économiques et sécuritaires.
Boniface KABLA