Mardi 25 août 2026, en fin de soirée, le président de la République, Romuald Wadagni, a mis fin à sa tournée dans le nord par une incursion inattendue au service des urgences du Centre hospitalier départemental de Parakou. Aucun cortège, aucune annonce. Le chef de l’État a voulu voir par lui-même.
Une arrivée qui interrompt la routine. L’information s’est propagée comme une traînée de poudre parmi les équipes de garde. Médecins, infirmiers et agents d’appui ont d’abord cru à une rumeur. Puis la silhouette présidentielle a franchi les portes du service.
Sans discours, sans délégation, Romuald Wadagni est allé directement à la rencontre du personnel. Il a questionné sur le rythme de travail, l’état du plateau technique, les ruptures éventuelles et les délais de prise en charge. « On s’activait autour des patients quand l’alerte est tombée. Je pensais à une blague. Le voir entrer m’a marquée pour longtemps », confie une infirmière encore sous le coup de l’émotion. Un agent de sécurité de l’hôpital, fort de deux décennies de service, n’a pas d’autre souvenir comparable : « Jamais un président ne s’est présenté ici de cette façon, sans protocole, pour observer nos conditions réelles ». Regarder le quotidien, pas la mise en scène. Loin des visites officielles préparées à l’avance, cette immersion a permis au président de constater le fonctionnement du service à l’heure de pointe. Il a cherché à vérifier si les patients étaient accueillis sans retard, si les équipements annoncés avaient effectivement été livrés, et si les orientations du gouvernement se traduisaient concrètement dans les pratiques.« Il voulait des réponses précises, pas des généralités. Il s’est informé sur l’accueil des malades et sur la disponibilité du matériel. On a senti une exigence de vérité terrain », relate un urgentiste présent lors des échanges. Un geste qui interpelle le corps soignant.
Pour le personnel, cette présence vespérale prend valeur de message. Dans un service soumis en permanence à la pression, la venue du chef de l’État est perçue comme une reconnaissance et une interpellation.
B. KABLA
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