Drame à Covè :  Une mère et sa fillette de six mois repêchées mortes dans une citerne à Adogbé-Domè

Société

L’arrondissement d’Adogbé-Domè, dans la commune de Covè, a été le théâtre d’un drame bouleversant ce mercredi 14 octobre 2026. Une femme d’environ 35 ans et sa fillette de six mois ont été retrouvées mortes par noyade dans une citerne d’eau de pluie.

 

L’alerte a été donnée aux environs de 9h50 par le Chef quartier, M. A. Ferdinand. Une équipe d’intervention s’est aussitôt rendue sur les lieux, accompagnée d’une infirmière stagiaire représentant le médecin communal. Sur place, les secours ont découvert les deux corps sans vie à proximité de la margelle d’une citerne d’environ dix mètres de profondeur, presque entièrement remplie.

À l’issue des premières constatations, l’agent de santé a conclu à une mort par noyade, sous réserve des résultats d’une éventuelle autopsie. Aucune lésion apparente n’aurait été relevée sur les dépouilles.

 

Des troubles mentaux évoqués

 

Selon le témoignage de son père, la victime, Dakan Jacqueline, présentait des troubles mentaux intermittents qui se seraient aggravés au cours des deux dernières semaines. Son époux l’avait alors ramenée au domicile familial pour une prise en charge.

Le matin du drame, l’époux serait venu leur rendre visite. Lorsque la jeune femme a voulu le suivre à son départ, il s’y serait opposé en raison de son état de santé fragile. Contrariée, elle aurait alors installé son bébé au dos avant d’aller s’asseoir sous une véranda.

Peu après, son père dit avoir entendu un bruit sourd provenant de la citerne. En s’y précipitant, il aurait aperçu sa fille et sa petite-fille dans l’eau. Les voisins, alertés par ses cris, se sont mobilisés. Un riverain serait descendu dans l’ouvrage pour repêcher les deux victimes, qui ne présentaient déjà plus aucun signe de vie.

 

Une enquête ouverte

 

À l’issue des auditions préliminaires, les parents ont sollicité la restitution des corps pour procéder aux inhumations. Sur instruction du Procureur de la République, les dépouilles leur ont été remises.

Le propriétaire du domicile, qui emploie le père de la défunte, a été invité à se présenter à l’unité compétente pour la suite de la procédure. Des instructions ont également été données au responsable du centre de santé pour l’établissement d’un rapport médical, tandis que la famille a été orientée vers le Chef d’arrondissement pour les formalités d’obtention des actes de décès.

Une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances exactes de ce drame. À ce stade, aucune thèse, y compris celle du suicide, n’est privilégiée par les enquêteurs.

 

B. K.

 

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