Le Centre national d’investigation numérique (CNIN) met en garde les populations contre une nouvelle escroquerie qui se propage sur les réseaux sociaux. Les cybercriminels se font passer pour des Béninois de la diaspora souhaitant investir au pays afin de gagner la confiance de leurs victimes avant de leur soutirer de l’argent sous le prétexte de frais de dédouanement.
Le Centre national d’investigation numérique (CNIN) a lancé une alerte sur une nouvelle méthode d’escroquerie visant les utilisateurs des réseaux sociaux, notamment Facebook. Le stratagème repose sur une relation de confiance soigneusement construite avant toute demande d’argent.
Selon le scénario décrit par le CNIN, la victime est contactée par un homme se présentant comme un ingénieur béninois installé à Lyon, en France, depuis une vingtaine d’années. Le prétendu expatrié explique vouloir revenir investir au Bénin en achetant un terrain, notamment dans la commune d’Abomey-Calavi, avec un budget compris entre 5 et 8 millions de francs CFA.
Prétextant ne plus avoir de proches dignes de confiance sur place, il sollicite l’aide de son interlocuteur pour rechercher une parcelle et accomplir les premières démarches. Au fil des échanges, il se montre courtois, crédible et démontre une bonne connaissance de Cotonou, de ses quartiers, des prix de l’immobilier et des procédures notariales, renforçant ainsi la confiance de sa cible.
Après plusieurs jours, voire plusieurs semaines de discussions, l’escroc change de ton. Il affirme avoir expédié les fonds destinés à l’achat du terrain dans un colis, mais indique que celui-ci est bloqué à l’aéroport de Cotonou. Il demande alors à sa victime d’avancer des prétendus frais de dédouanement, évalués à 85 000 francs CFA, promettant un remboursement immédiat dès la récupération du colis, avec une commission en prime.
Le CNIN est catégorique : il s’agit d’une arnaque. L’homme agit sous une fausse identité, les photographies utilisées sont généralement usurpées et toute l’histoire est entièrement fabriquée. L’institution rappelle surtout qu’aucune somme destinée à l’acquisition d’un terrain ne transite dans un colis physique retenu par les services douaniers.
Le Centre précise également que si la victime effectue le premier paiement, de nouvelles difficultés fictives apparaîtront rapidement, chacune accompagnée d’une nouvelle demande d’argent, avec des montants de plus en plus élevés.
Face à cette menace, le CNIN invite les citoyens à faire preuve de la plus grande vigilance. En cas d’une telle sollicitation, il recommande de ne procéder à aucun paiement, de mettre immédiatement fin aux échanges et de signaler la tentative d’escroquerie au Centre national d’investigation numérique.
Aser ABALLO
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