Une affaire de détournement présumé de fonds secoue un établissement hôtelier de Cococodji dans la commune d’Abomey-Calavi. Ce lundi 2 novembre 2026, cinq employés — comprenant des gérants, des réceptionnistes et des valets de chambre — ont comparu devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Ils ont tous plaidé non coupable des faits qui leur sont reprochés.
À l’origine de cette procédure judiciaire, la direction de l’hôtel déplore un manque à gagner estimé à plus de 100 millions de FCFA. Selon les représentants de l’établissement, les prévenus auraient mis en place un système de dissimulation des recettes issues de la location des chambres.
Concrètement, certaines prestations auraient été directement encaissées sans jamais être consignées dans les registres comptables officiels de l’hôtel, ni signalées dans le groupe de messagerie WhatsApp dédié au suivi quotidien des activités.
Le contrôle des linges de chambre à l’origine des soupçons
La supercherie a été mise au jour à la suite d’un contrôle de routine portant sur le linge de chambre. La direction a constaté un décalage anormal : le volume de draps utilisés ne correspondait pas au nombre de chambres officiellement enregistrées comme occupées.
Face à cette incohérence, des vérifications internes approfondies ont été enclenchées, révélant l’ampleur des irrégularités financières. Interrogée par la défense, la représentante de l’hôtel a toutefois concédé que certains clients pouvaient parfois solliciter plusieurs jeux de draps pour une seule location, tout en maintenant les accusations de malversations.
La suite de la procédure
Au cours de l’audience, la Cour s’est attachée à déterminer le degré de responsabilité individuelle de chaque prévenu et à évaluer la part exacte du préjudice imputable à chacun d’eux. L’affaire a finalement été renvoyée à une prochaine audience pour la suite des débats.
E.A.T.