Chine : Un Français exécuté pour trafic de drogue, Paris exprime sa consternation

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‎Un ressortissant français, condamné à la peine de mort en Chine pour trafic de drogue, a été exécuté samedi 4 avril 2026 dans le sud du pays, selon des informations rapportées par les autorités françaises. L’homme, âgé de 62 ans, avait été condamné en 2010 pour son implication dans un vaste réseau de production et de trafic de méthamphétamines.

Arrêté en 2005 lors d’une opération antidrogue de grande envergure, le Français Chan Thao Phoumy, âgé de 62 ans, a été exécuté en Chine le samedi 4 avril 2026. Il avait d’abord écopé d’une peine de prison à vie avant que de nouveaux éléments à charge ne conduisent la justice chinoise à prononcer une condamnation à mort quelques années plus tard. Selon  RFI, Chan Thao Phoumy était accusé d’avoir participé, avec plusieurs complices, à la fabrication et à la distribution de grandes quantités de drogue dans plusieurs provinces chinoises.

Malgré les démarches entreprises par la France pour obtenir une grâce ou une commutation de peine pour raisons humanitaires, l’exécution a été menée à son terme. Le ministère français des Affaires étrangères a exprimé sa « consternation », dénonçant notamment le fait que la défense n’aurait pas eu accès à la dernière audience, ce qui soulève des préoccupations sur le respect des droits du condamné.

Samedi ‎4 avril, Paris a également réaffirmé son opposition ferme à la peine de mort quelque soit la circonstance et a renouvelé son appel à son abolition universelle. Les autorités françaises ont adressé leurs condoléances à la famille du défunt.

De son côté, la Chine défend la légalité de la procédure, rappelant que la lutte contre le trafic de drogue constitue une priorité nationale. Pékin insiste sur le fait que sa justice s’applique de manière égale à tous, quelle que soit la nationalité des accusés.

‎Cette exécution intervient dans un cadre où la Chine continue d’appliquer strictement la peine capitale, y compris à l’encontre de ressortissants étrangers. Selon plusieurs organisations de défense des droits humains, des milliers d’exécutions auraient lieu chaque année dans le pays, bien que les chiffres officiels restent secrets.

‎A. ABALLO