Tévoèdjrè oriente le peuple vers Koupaki

Politique

Le renard de Drègbé, le Professeur Albert Tévoèdjrè, a rompu le silence ce mardi 22 décembre 2015. En présence de journalistes et de quelques invités, il a lu une déclaration solennelle qui dévoile le portrait robot du prochain président de la République. A ce profil, il associe le nom du leader de la Nouvelle conscience, l’ancien Premier Ministre de Boni Yayi, M. Makandjou Pascal Irénée KOUPAKI. Il juge que ce candidat est le plus préparé pour sonner le glas aux maux qui freinent le développement et l’épanouissement du peuple béninois.

« Oui, en conscience. Il va falloir … enfin choisir ». Ainsi s’intitule le titre de la déclaration solennelle du Professeur Albert TEVOEDRE. Dans sa déclaration, il a fait l’inventaire des dysfonctionnements de gouvernance, au niveau de l’administration, du parlement même du système judiciaire béninois. Pour mettre fin à ces dysfonctionnements qui arrièrent le Bénin, le conférencier plaide pour une rupture radicale avec les pratiques actuelles comme la prédominance d’un grégarisme régional irréfléchi et à l’asservissement par l’argent. Selon Tévoèdjrè, plusieurs points tiennent au cœur de tous les béninois mais les plus essentiels se résument en cinq grands points à savoir que tout candidat doit répondre à « nos exigences de culture vivante, comprendre et parler au moins une langue du terroir national ; qu’aucun candidat ne doit se trouver dans une situation de contradiction et de confusion des intérêts privés ou publics,… pouvant porter atteinte à la souveraineté nationale ; que la fonction publique, premier instrument d’action du chef de l’Etat sorte de l’enfer têtu des concours frauduleux ; que la cour constitutionnelle éclaire la nation en prescrivant aux hommes de l’économie la juste orientation de leur implication dans la gestion des affaires du pays … »

« Koupaki, le candidat le mieux préparé pour diriger le Bénin à partir de 2016 », dixit Tévoèdjrè

Selon Tévoèdjrè, le document présenté par le leader de la Nouvelle conscience a un caractère pédagogique. Il campe l’action politique dans son fondement éthique, condition primordiale pour faire asseoir la démocratie béninoise qui serait en train de subir de très fort affaiblissement.
« Dans une vraie démocratie, les institutions doivent jouer de façon indépendante leur rôle dans la cité. Est-ce le cas actuellement au Bénin !, se demande le conférencier . « De mon point de vue, il sera difficile de sortir le pays du persistant marasme dans lequel il paraît s’enliser à moins d’un réarmement moral du citoyen béninois, … Les préoccupations majeures qui animent la plupart des béninois se retrouvent en bonne place dans ce projet de nouvelle gouvernance» indique le « renard de Drègbé », surnom de Albert Tévoédjrè. Il oriente les béninois vers Koupaki en les invitant tous à accorder la priorité au projet de société qui garanti le respect de nos valeurs communes et l’assurance de notre développement solidaire sur le travail, l’engagement citoyen et le respect sacré des principes de la démocratie.
Dans cette exhortation, le Professeur Albert Tévoèdjrè qui aura bientôt 87 ans montre au peuple béninois le chemin à suivre vers la vraie prospérité partagée. « Ce chemin consiste à chaque citoyen d’écouter son for intérieur donc sa propre conscience », dit-il.

Tévoèdjrè propose à ABT et autres de fédérer leurs énergies avec Koupaki

Le Pr Tévoèdjrè indique qu’après avoir échangé sur les préoccupations d’intérêt national avec nombre de candidat à l’élection présidentielle de 2016 et sur leur projet de société, il a préféré avec beaucoup d’intérêt celui de la Nouvelle conscience. Selon lui, la concrétisation de la plupart des préoccupations qui animent les béninois se retrouve dans son choix. C’est pour cela qu’il propose qu’« Abdoulaye Bio TCHANE et d’autres candidats qui se sentent proches de cette vision, cherchent à se retrouver pour fédérer leurs énergies ».
Par ailleurs, ce qu’il convient de faire remarquer, cette sortie politique du Professeur Albert Tévoèdjrè a été perturbée dans la matinée où elle était prévue. Pis, après la déclaration et l’orientation du Pr Tévoèdjrè, son entourage subit de fortes pressions, apprend-on. Selon les mêmes sources, semble-t-il, il est demandé aux militants et autres leaders de son parti politique de ne pas suivre son orientation. Seulement les auteurs de cette sale besogne mordent déjà la poussière, apprend-on. Même si certains, passent à côté de la plaque pour vilipender l’octogénaire, son entourage et nombre de Béninois saluent déjà sa sortie politique qui fait couler beaucoup d’encre et de salive.

Dans quel esprit se situe la parole du Professeur Tevoedjrè ?

Le Professeur AT, âgé bientôt de 87 ans ,est désormais l’un des doyens sinon le doyen des personnalités du service public de notre pays
Ancien député, ancien ministre, premier Médiateur de la République, il a été le Rapporteur de la Conférence Nationale présidée par Mgr Isidore de Souza
AT a par ailleurs assumé des responsabilités africaines et internationales importantes .Il a notamment servi comme Représentant Spécial du SG des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire
Bien que retiré de la vie politique active, il est consulté par de nombreux citoyens sur tous les sujets de la vie nationale
Beaucoup veulent savoir aujourd’hui son point de vue sur la situation politique et sociale du pays
Après avoir beaucoup hésité, il a finalement résolu de s’exprimer mardi 22 Décembre 2015 à 10h.30 dans l’un des salons de l’Hôtel AZALAÏ à Cotonou.

Le ”TESTAMENT” du professeur Albert TEVOEDJRE au peuple béninois
ENSEMBLE DEBOUT POUR CELEBRER «L’AUBE NOUVELLE»…!

Mesdames, Messieurs, chers amis ! Interpellé à de nombreuses reprises pour contribuer à apporter une réponse aux préoccupations citoyennes en cette veille du choix crucial qu’implique l’élection présidentielle, je prends
enfin le risque de livrer les conclusions de mes réflexions personnelles. Elles ne sont pas immuables mais elles sont sincères et respectueusement ouvertes à d’autres opinions.
Je voudrais d’abord rappeler qu’à l’occasion des élections de mars 2011 devant consacrer le deuxième et dernier mandat du Président Boni Yayi, j’ai dû, avec mes amis, subordonner notre soutien à un certain nombre de recentrages, compte tenu des malaises enregistrés par rapport aux repères que nous nous étions donnés à la Conférence Nationale des forces vives de février 1990. C’est dans cette logique qu’après la victoire de notre candidat, fut proposée l’organisation d’un Forum national de Vérité et de Sursaut patriotique pour poser de nouveaux jalons et repartir du bon pied. Après avoir reçu toutes les assurances pour la tenue de cette rencontre, elle a été en catastrophe reportée sine die pour des raisons non élucidées jusqu’à ce jour. Cette rencontre se proposait justement:
• d’inventorier et d’analyser les dysfonctionnements de gouvernance, au niveau de l’administration, du parlement, du système judiciaire …
• D’inventorier et d’analyser les manquements à l’éthique et au comportement des citoyens et des responsables à divers niveaux ;
• De répertorier les acquis à sauvegarder et à améliorer ;
• D’arrêter les mesures correctives appropriées, etc.
La conscience en action
Environ cinq ans après, je constate avec amertume que ces préoccupations sont toujours d’actualité. Pour des raisons de convenance personnelle, j’ai dû renoncer à mes charges de Médiateur de la République, un an avant terme. Mais dans ma retraite, je n’ai pas manqué de me préoccuper de l’imbroglio qui
pointait à l’horizon. A l’occasion d’une messe d’anniversaire de mariage, célébrée le samedi 7 septembre 2013, à Porto-Novo, j’ai pris sur moi la responsabilité de lancer le concept de «La conscience en action», largement relayé depuis lors par le Centre Panafricain de Prospective Sociale. Il s’agit de voir en nous-mêmes, ce qui fait que depuis 1960, le Dahomey devenu le
Bénin, ne décolle pas vraiment, malgré la brillante et enviée conférence nationale de février 1990. Au lieu de jeter la pierre à autrui, cherchons d’abord à nous remettre en question et ainsi il nous sera aisé de constater que «le mal n’est pas dans les étoiles…». C’est une question de comportement, qui renvoie à la mentalité, à la conscience. Celle-ci peut être vive ou émoussée.
Mais elle est là…partout. «Conscience, instinct divin, immortelle et céleste voix, guide assuré du bien et du mal…». Mettre la conscience « en action », c’est donc donner priorité à cette voix intérieure qui réside en chacun de nous, qui nous dicte le chemin à suivre en tout acte que nous voulons poser
dans quelque circonstance et que nous sommes souverainement libres d’écouter ou d’ignorer. Elle seule nous dicte le bon chemin qui nous met en paix avec nous-mêmes et avec les autres. La conscience en action permet à tous les Béninois, quels qu’ils soient, gouvernants ou gouvernés, nantis
ou roturiers, de s’acquitter de leurs obligations civiques, dans le sens du bien commun, afin que toute la patrie sorte gagnante.Avec la conscience en action, moins de corruption, moins de détournement, moins de népotisme, moins de régionalisme, moins d’intérêt personnel à préserver aux dépens de l’intérêt
général mais la patrie et rien que la patrie à privilégier. C’est la construction accélérée du Bénin veillant sur les intérêts de tous ses fils en les libérant notamment des pièges dispendieux de la vanité sociale. Il se fait hélas que cette voix intérieure en nous n’est pas toujours écoutée; d’où les errements et les comportements inhibiteurs de développement à l’origine de notre stagnation, voire de notre dérive. La conscience en action est donc
une invite à une révolution du for intérieur. La nouvelle logique électorale
Depuis quelques semaines, cette réflexion a été complétée par ce que j’ai appelé «La nouvelle logique électorale», qui 11 n’est rien d’autre que la conscience en action appliquée au contexte des élections. Cette nouvelle logique électorale marque une rupture radicale avec les pratiques actuelles liées à la prédominance d’un grégarisme régional irréfléchi et à l’asservissement par l’argent dont on ne se préoccupe jamais de l’origine.
Elle prend appui sur trois éléments essentiels :
• proposer des réponses adéquates aux problèmes concrets qu’affrontent les citoyens en les associant à cet exercice et montrer clairement la voie d’une bonne gestion des intérêts généraux du pays dans les principaux domaines de
la vie nationale et dans le cadre d’une intégration régionale ambitieuse et novatrice ;
• susciter l’adhésion et l’engagement enthousiaste des citoyens en leur offrant le privilège d’une souscription financière massive à ce programme de rénovation dont ils sont inspirateurs et garants ;
• canaliser cet empire des consciences en favorisant l’émergence d’une vraie chaîne de prière interconfessionnelle, de jeûne et d’aumône pour «obtenir ensemble la grâce d’un gouvernement avant tout préoccupé du bien
commun et du salut public, dirigé par un Président préparé pour cette fonction, répondant aux nécessités du moment et ayant la crainte de Dieu». Vers une plate-forme de convergence J’ai eu le privilège d’accueillir un certain nombre de candidats avec qui j’ai échangé sur les préoccupations d’intérêt national. Largement octogénaire, en sursis, n’ayant d’autre souci que l’encouragement des plus jeunes à servir le bien commun, j’ai conseillé en toute sincérité tous ceux qui ont bien voulu se confier à moi. Il m’a été également donné de lire et d’apprécier les quelques projets de société soumis à mon attention. Que
toutes ces personnalités qui ont bien voulu me gratifier de cet honneur soient remerciées ici, qu’il s’agisse de Daniel Edah, d’Emmanuel Golou, de Bertin Koovi, de Fernand Amoussou, d’Eric Houndété, de Robert Gbian, d’ Abdoulaye Bio Tchane, de Sébastien Ajavon ou de Pascal Koupaki. – tant pour la noblesse
de leurs intentions pour notre patrie commune que pour la qualité des documents élaborés qui dénotent une parfaite maîtrise des problèmes du pays. Tous ces textes dont j’ai pris connaissance se caractérisent par une constante : leur fibre patriotique qui vise à sortir le pays de l’ornière. Quant aux remèdes préconisés, ils varient d’un candidat à l’autre et c’est sur cette base que l’appréciation peut se faire. Je considère avec beaucoup d’intérêt celui de «la nouvelle Conscience» désormais disponible et dont le contenu, après
examen minutieux, répond à l’essentiel de mes préoccupations car il s’apparente à celui de «La Conscience en action». Les responsables du Mouvement «Ensemble pour Notre Cause Commune» l’ont fortement recommandé à mon attention et je vous le recommande à mon tour, comme base de discussion et de convergence, en y trouvant une heureuse similarité avec certaines des propositions avancées par Abdoulaye Bio Tchané dont les idées et les solutions préconisées notamment sur l’agriculture et l’énergie doivent retenir l’attention de tous. Il m’apparaît que le document présenté par Pascal Koupaki a un caractère pédagogique efficace et ce candidat a vu juste en voulant d’abord camper l’action politique dans son fondement éthique car le mal dont souffre la démocratie béninoise réside bien là. De mon point de vue, il sera difficile de sortir le pays du persistant marasme dans lequel il paraît s’enliser à moins d’un réarmement moral du citoyen béninois, condition primordiale du changement de mentalité et de comportement. Les préoccupations majeures qui animent la plupart des Béninois et que je fais également miennes se retrouvent en bonne place dans ce projet de nouvelle gouvernance. Les grands problèmes de société qui agitent le monde n’y sont pas occultés dont notamment la famille qu’il nous faut promouvoir et protéger. Il en est de même des ravages de l’aveugle terrorisme endeuillant l’Afrique et le monde ; sujet pour lequel le Bénin se signale à l’attention de la communauté internationale en proposant une « Initiative africaine d’éducation à la paix par le dialogue interreligieux et interculturel ». Ces idées m’intéressent, m’interpellent et font que je ne saurais rester plus longtemps indifférent à ce que j’ai lu de mes yeux. Elles offrent l’avantage d’une base de discussion et de
convergence pour les grandes réformes à engager pour sauver le Bénin. Je suis sûr qu’Abdoulaye Bio Tchané et d’autres candidats qui se sentent proches de cette vision, chercheront à se retrouver pour fédérer leurs énergies dans un programme consensuel enrichi des apports des uns et des autres. Un attelage de gouvernance concertée pour gérer efficacement une transition de redressement national, cela peut s’inventer au Bénin ! Je veux ajouter un témoignage. Car j’ai souvent rappelé et répété cette observation amicale d’un Ambassadeur européen en fin de mission chez nous et déplorant certains dysfonctionnements qui l’ont gêné dans son travail «On a du mal à faire confiance à quelqu’un qui n’est pas ponctuel» a-t-il confié. Or,
par expérience, nous savons tous que Pascal Koupaki, c’est tout
le contraire. ll nous rassure absolument de ce point de vue. Alors avec lui, entrons dans « la culture de la ponctualité », ouvrons à nous – mêmes la route de l’espérance et précisons notre parcours ! Tout en plaidant pour davantage de retenue et de circonspection dans ces joutes électorales, je déplore les excès de langage qui ont, par moments, vicié l’ambiance et ont pu, d’une manière ou d’une autre, porter préjudice à des candidats. J’encourage par la même occasion tous ceux qui, de par leur hauteur d’esprit, se sont élevés au dessus de la mêlée à se maintenir ainsi, car une fois les élections terminées, nous allons tous devoir nous retrouver pour nous atteler à l’œuvre de redressement national.

Où voulons-nous donc aller ?

En observant, en écoutant, en étant sincère avec ma propre conscience, je crois pouvoir dire que la volonté profonde, réelle de l’immense majorité des Béninois est :
• d’échapper à l’exploitation de leur pauvreté par la prise en otage à travers l’argent de la servitude ;
• que la Cour Constitutionnelle éclaire la nation en prescrivant
aux hommes de l’Economie la juste orientation de leur implication dans la gestion des affaires du pays les conduisant à se situer dans l’honorable refus de la perfide confusion des rôles et des intérêts ;
• que la fonction publique, premier instrument d’action du Chef de l’Etat sorte de l’enfer têtu des concours frauduleux dont les auteurs sont connus et tiennent à se maintenir, perpétuant ainsi le mal de la gangrène sociale ;
• qu’aucun candidat ne doit se trouver dans une situation
de contradiction et de confusion des intérêts privés ou publics, nationaux ou étrangers pouvant porter atteinte à la souveraineté nationale, nuire au développement des populations et à une intégration régionale impérative ;
• que tout candidat doit répondre à nos exigences de culture vivante, comprendre et parler au moins une langue du terroir national, respecter rigoureusement notre Constitution en ce qui concerne la protection de la famille et ne prendre sur ce sujet capital aucun risque pouvant
faciliter toute vicieuse propagande extérieure nuisible à l’équilibre social béninois et africain. Ce sont là quelques repères essentiels sur lesquels le silence de tout responsable devient complicité dans la trahison de nos valeurs, de notre culture, de nos chances d’authentique développement. Nous devons entendre sur ces sujets toutes les voix. TOUTES ! Nous devons prendre nos responsabilités et les faire connaître PUBLIQUEMENT! Loin de nous la volonté de ne pas reconnaître les efforts accomplis, les succès enregistrés. On
les a énumérés en de nombreuses circonstances. A ce propos, un article du journaliste Angelo Dossoumou paru dans «Fraternité» du 9 décembre 2015 a retenu toute mon attention. Mais il s’agit aussi d’être entièrement vrai, d’être complet. Il s’agit simplement d’être honnête. Le peuple sait pardonner. Largement. De là où il vit et rayonne désormais, Matthieu Kérékou le sait et l’apprécie pleinement. Il a eu l’intelligence et il a obtenu la grâce de l’humilité. Nous voici donc à un moment de relance et de renouvellement. Le Rassemblement pour la «Nouvelle Conscience» nous en offre la chance. Je nous invite à la saisir.

L’Interpellation

Béninoises et Béninois,
Avec chacune et avec chacun, j’ose invoquer mon grand âge (87 ans bientôt) pour solliciter votre indulgence qui me permet, comme au terme de la Conférence Nationale, de faire résonner notre voix commune :
1-Nous en appelons respectueusement et fidèlement à l’inoubliable souvenir de Mgr Isidore De Souza; nous en appelons à l’engagement et à la mémoire des Présidents et tous autres fondateurs du précieux héritage que demeure notre Renouveau démocratique ;
2-Nous supplions Monsieur le Président de la République qui n’est pas un chef de Parti et que ses hautes fonctions et responsabilités constitutionnelles élèvent au-dessus de toutes intrigues ou manœuvres obscures le situant au sommet du rigoureux discernement qui fait de lui notre guide pour « l’honneur,
le bon sens et l’intérêt supérieur de la patrie» ;
3-Nous en appelons à Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale et à chaque membre du Parlement, tous responsables individuellement et collectivement de l’unité, de la souveraineté et de l’indépendance de la nation ;
4-Nous adjurons Monsieur le Président et les membres de la Cour Constitutionnelle, porteurs de l’immense et très haute charge d’assurer notre fidélité absolue à la lettre et à l’esprit de la «LOI FONDAMENTALE» ;
5-Nous voulons faire confiance à tous les Présidents des autres Institutions, à Monsieur le Médiateur de la République et à Monsieur le Haut Commissaire à la gouvernance concertée ;
6-Nous exprimons notre vigilance sincère tout particulièrement au Président et aux membres de la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) dont nous savons la tâche spécialement délicate et périlleuse ; et que nous encourageons avec Stanislas Kpognon à nous faire bénéficier au Bénin de « l’effet Kaboré » !
7-Nous interpellons respectueusement le Président et chaque membre de la Conférence Episcopale du Bénin, les hauts responsables de la Communauté musulmane, des autres confessions religieuses et de nos religions traditionnelles, l’ensemble des membres du «Cadre de Concertation des
Confessions religieuses», les porte-voix au Bénin de «Religions pour la Paix» ;
8-Nous en appelons à chaque Président ou Secrétaire général de Parti politique, à chaque syndicat, aux éducateurs, à toutes femmes et à tous hommes de bonne volonté rassemblés au sein de la «Société Civile» ;
9-Nous sollicitons le regard fraternel de nos partenaires de la CEDEAO – du Nigeria au Sénégal – et l’attention vigilante de l’Union Africaine! Aux Nations Unies nous disons notre confiance et notre gratitude constante ;
10-Nous sommes sincèrement reconnaissants pour les interrogations lucides et généreuses venant de partout et notamment de la France d’ Aimé Césaire, de Francis Aupiais et de Stéphane Hessel qui nous enjoignent de nous «INDIGNER ». « INDIGNEZVOUS! » nous lance Stéphane Hessel.
Et donc, à tous et vers tous nous crions notre inquiétude d’un danger majeur en ce Bénin soudain devenu sans boussole. Pourtant, n’exagérons rien ! Je n’entends pas sonner le glas… Mais c’est une exceptionnelle clameur, c’est le jaillissement d’un immense cri de ralliement nous appelant à un véritable SURSAUT PATRIOTIQUE ! Priorité donc à la CONVERGENCE autour d’un Projet de Société garantissant le respect de nos valeurs communes et l’assurance de notre développement solidaire fondé sur le travail et l’engagement citoyen.
Prenez et lisez attentivement le très méthodique plan de travail de nouvelle gouvernance que nous propose Makandjou Pascal Irénée Koupaki et vous comprendrez aisément l’heureuse opportunité offerte d’un choix judicieux, le choix qu’à mon avis, « la raison nationale suggère ».
Chers compatriotes, marchons au combat de la victoire sur nous—mêmes. Osons transformer le Bénin ! Ensemble debout pour célébrer l’Aube nouvelle» !
Mesdames et messieurs, chers frères et soeurs de notre patrie commune,
Tels sont mes propos de ce jour, mon essai de réponse aux interrogations d’une multitude de citoyens. Vous aurez remarqué mon insistance sur le Projet de société, sur la nécessité de convergences salutaires et sur la chance offerte d’entrer ensemble dans une ère nouvelle, celle de la « Culture de la ponctualité ». C’est cela la conscience en action. C’est aussi cela la nouvelle conscience.
Bientôt, ce sera Noël, la fête universellement célébrée de l’espérance d’une vie nouvelle.
A l’âge où je suis parvenu par la grâce de Dieu, vous me permettrez de vous associer à mon immense gratitude et de vous offrir mes vœux fervents du frère qui a tant reçu et voudrait s’assurer que le temps de la Providence lui donne la chance de servir jusqu’à toujours l’essor du Bénin et la renaissance tant méritée de notre chère Afrique dans un monde de justice, d’amour et de paix ! Joyeux NOEL donc… et très bonne année dans la vive espérance de l’éternelle épiphanie !

Porto-Novo, le 22 décembre 2015
Albert Tévoédjrè (Frère Melchior)