Président d’honneur de la fédération béninoise de football : L’intégralité de l’entretien  de Anjorin Moucharafou: “Je suis de retour”

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(« . C’est un grand retour. Je vais reprendre les choses en main sous peu»,dit-il)

Au Bénin, Anjorin Moucharafou a été nommé président d’honneur de la fédération béninoise de football. Il sort de son silence et réagit sur Afrikipresse. L’ancien président de la Fédération Béninoise de Football (FBF), Anjorin Moucharafou a été nommé samedi 20 août 2022, président d’honneur de cette institution par l’équipe dirigeante actuelle. Honoré par ce titre, l’homme a annoncé de grands chantiers et a fait des révélations à afrikipresse.fr qui a pu le joindre par téléphone ce mardi 23 août 2022.

Un homme honoré et comblé par le football béninois

Sa joie est à la hauteur de l’honneur qui lui est fait depuis le samedi 20 août 202 par Mathurin de Chacus, le président de la Fédération Béninoise de Football et son successeur à la tête de l’instance fédérale. Lui que l’opinion sportive béninoise et africaine croyait totalement noyée par le renouveau amorcée par l’actuelle équipe dirigeante. Désormais, Anjorin Moucharafou est président d’honneur, le seul nommé à ce poste.

Cette nomination fait désormais de lui, un homme dont les mérites sont reconnus selon ses propres termes. Retranché chez lui depuis son départ de la tête de la fédération en 2018, Anjorin Moucharafou a volontairement observé le silence. Il a regardé les choses sans mot dire pour éviter toute polémique. «Maintenant je peux parler. Mon jeune frère Mathurin de Chacus m’a honoré vis à vis du football béninois et africain », a-t-il confié dans la bonne humeur.

« Je suis de retour…. Partout où nous irons, c’est les Guépards»

Il a enchaîné : «Je suis de retour. C’est un grand retour. Je vais reprendre les choses en main sous peu, non pas en tant que candidat mais aider mon jeune frère Mathurin à relever les grands défis. À 70 ans, je n’ai plus à convoiter un quelconque fauteuil. Je dois l’aider à se qualifier pour la CAN 2024 en Côte d’Ivoire. Le Bénin doit y être. Je serai d’attaque sous peu parce j’ai de l’énergie à revendre. Le Bénin doit faire entendre sa voix. N’oubliez que c’est moi qui ai qualifié le Bénin pour sa première CAN »

Se prononçant sur le nouveau nom des équipes nationales du Bénin, Anjorin Moucharafou dit être en phase avec la décision du président Mathurin de Chacus. «Chaque fédération est libre de se choisir un surnom et de le changer quand elle le veut. La FIFA ne connaît pas les Écureuils mais le Bénin. Donc il n’y a pas de problème et le nouveau surnom des sélections du Bénin c’est désormais Les Guépards. Ça ne se discute pas. Partout où nous irons c’est les Guépards »

Un dirigeant au passé et au parcours riches

C’est que l’ex-patron de la FBF n’est pas n’importe qui dans le football de son pays et même africain. Vice-président de 2001 à 2005, il a pris les rênes de la fédération de 2005 à 2009 puis de 2009 à 2013. Après une pause de quatre ans, il est revenu de 2016 à 2018 soit un total de 10 ans passés dans au sommet du football de son pays. «À l’époque, j’ai écourté mon mandat sur conseils de certains amis que je considère comme des frères», a-t-il précisé.

Ce n’est pas tout. Le Manitou du football béninois a également a été membre du Comité Exécutif de la CAF de 2013 à 2017. Et président de l’Union des Fédérations Ouest Africaines de football (UFOA). Sa proximité avec Issa Hayatou alors président de la CAF, sa loyauté et sa fidélité au prince de Garoua lui avaient valu la confiance de ce dernier. Il était du dernier cercle des grands amis de cet homme qui a marqué l’institution de son empreinte. « Issa Hayatou était un grand président, un dirigeant qui ne se laissait pas faire. Il a été injustement combattu ».

La CAF a été également un des sujets sur lesquels il est revenu. «Aujourd’hui, je ne reconnais plus la CAF dont le nombre des membres du Comité Exécutif est passé de 13 à 26 voire 31 avec les présidents de zones.  Tout ça pour aider des amis. À notre époque, le nombre était 13. Il fallait être un dur pour se faire élire», a-t-il fait savoir avec une pointe de nostalgie, accusant au passage la passivité des présidents de fédérations face aux problèmes que rencontre le football africain.

Sur les présidents Jacques Anouma et Sidy Diallo, il n’a pas tari d’éloges à leur endroit. « Jacques Anouma reste un ami. Je l’ai soutenu pour la présidence de la CAF. Franchement, je le voulais à la tête de l’institution. Il ferait un bon président. Sidy Diallo était un ami. Ensemble nous avons soutenu le président Issa Hayatou. Il est courageux et honnête dans ses relations. Je retiens de lui un homme loyal, fidèle et généreux. Que son âme repose en paix». L’homme promet des déclarations dans les prochains jours afin d’amener les présidents de fédération à prendre conscience du délitement du football africain.

Avec Afrikipresse