Fin de la présentation de l’alphabet "Gbekoun" dans les 77 communes du Bénin : Les doléances des populations au Président Talon et aux gouvernants

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(« Quand est ce que l’école sera ouverte dans nos communes pour que nos enfants puissent commencer ? », se demandent-elles)

Ce samedi 30 octobre 2021 marque la fin de la tournée de présentation de l’alphabet “Gbekoun” dans les 77 communes du Bénin. Face à la population de la municipalité de Cotonou où il a bouclé la boucle, le groupe de promotion de l’alphabet « Gbékoun » avec à sa tête Sedolo Nounagnon s’est associé au peuple pour adresser au nom des populations des communes du Bénin des doléances à nos gouvernants à divers niveaux.

Ouf de soulagement et satisfaction morale après cette étape, de vulgarisation peut-on dire. Il s’agit de l’exécution du projet « allons tous à l’école dans nos langues » initié dans les 77 communes du Bénin, a permis à la population de découvrir une richesse intarissable de notre pays qu’est l’alphabet GBEKOUN. Selon madame Zeynaid, « environ 15000 acteurs au total ont participé aux différentes séances de présentation de l’alphabet GBEKOUN ».

Très satisfaite de la réussite du  projet, l’équipe de TOP MEDIA que dirige Gildas Aguidi félicite le groupe de promotion de l’alphabet GBEKOUN et son présentateur délégué Sèdolo NOUNAGNON.

Les seules questions qui étaient sur les lèvres des populations pendant la tournée, informe le groupe de promotion de l’alphabet ‘ Gbekoun », sont les suivantes : « Que disent les gouvernants ? », « Quand est ce que l’école sera ouverte dans nos communes pour que nos enfants puissent commencer ? ». Des préoccupations auxquelles les gouvernants sont les seuls à apporter les réponses.

Et pour ceux qui ne le savent pas encore, l’Alphabet « Gbekoun » est, à en croire Sedolo Nounagnon, « l’outil qui nous permet désormais de restaurer et mettre nos langues nationales au travail. Il a été inventé par notre compatriote Feu Togbédji ADIGBE, originaire de Dangbo, village Mondotokpa. Le nom complet de l’alphabet « Gbékoun » est « Alphabet des peuples pour l’autonomie de chaque nation du monde sans le moindre souci d’un maintien quelconque ». Samedi 30 octobre, l’équipe de sa vulgarisation a bouclé les 77 communes du Bénin. A la Maison du peuple d’Akpakpa où elle a rencontré la population de la municipalité de Cotonou, div erses préoccupations ont été posées par l’assistance. Elle est séduite par l’alphabet «  Gbekoun » après avoir suivi religieusement deux communications présentées par Madame Zeynaid et monsieur Nounagnon qui font partie de l’équipe qui a parcouru les 77 communes du Bénin. La mairie de  Cotonou était représentée à cette présentation.

Les questions d’éducation nationale étant du ressort de l’Etat, le groupe de promotion de l’alphabet « Gbékoun » s’est associé au peuple pour adresser au nom des populations, trois importantes doléances aux gouvernants à divers niveaux. Il s’agit de :

Premièrement : L’adoption de la langue de formation du système éducatif en langue nationale fondé sur l’alphabet « Gbékoun » qui incarne toutes les langues nationales et toutes celles du continent noir, comme deuxième langue officielle, de travail et de communication de notre pays.

Deuxièmement L’appropriation par l’Etat du système éducatif en langue nationale fondé sur l’alphabet « Gbékoun » mise en place par Feu HOUESSE AYIGBEDEKIN Vidéhouénou (Premier Centre d’éveil du continent noir), mais en respectant les règles d’éthique et de nouvelle conscience que ce système véhicule.

Troisièmement : Le renforcement de l’école de formation de formateurs créée par le fondateur du système éducatif en langue nationale fondé sur l’alphabet « Gbékoun ».

Il faut préciser que l’alphabet « Gbekoun » comporte 33 lettres (24 consonnes, 9 voyelles) et est à la fois syllabique et phonétique. Il permet d’écrire toutes nos langues nationales et au-delà. Selon le récit de monsieur Nounagnon Sedolo, dans la continuité de l’invention de l’alphabet « Gbékoun », Feu HOUESSE AYIGBEDEKIN Vidéhouénou, successeur de Togbédji ADIGBE s’est servi de l’alphabet pour mettre en place un système éducatif pluridisciplinaire.

Après avoir mis en place un mécanisme de restauration de nos langues à partir de sa langue maternelle « Fongbé » qu’il a ramenée d’abord à son parlé originel, il a mis en place tout le dispositif didactique de son système éducatif. Ce système éducatif pluridisciplinaire est actuellement en exécution à travers l’école pilote dénommée « Premier Centre d’éveil du continent noir ».

Selon Monsieur Nounagnon, notre nation peut être fière d’avoir son propre système éducatif en langue nationale, différent de celui du colon. « Au moment où je vous parle certains de nos enfants sont dans cette l’école pilote et iront courant 2022, à leur premier examen équivalent au niveau du Certificat d’Etudes Primaires (CEP), après 7 années académiques (5 ans approx.) », précise-t-il. Que feront les gouvernants pour soutenir le groupe de promotion de l’alphabet Gbekoun qui a travaillé d’arrache-pied sans le minimum de soutien ? La question est ouverte.

B.TOSSOU

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RECAPITULATIF ET PRESENTATION DE BILAN DE LA PROMOTION DE L’ALPHABET “GBEKOUN” AUX POPULATIONS DE COTONOU

Tout peuple aspire au développement, à l’indépendance et à la souveraineté. Notre nation s’y attèle depuis des décennies sans y parvenir car il y certaines chaînes qui nous attachent et détruisent nos efforts. Elles sont nombreuses ces chaînes et toutes sont portées par la plus grande que constitue la langue étrangère (la langue française) que nous avons imposée à nos populations comme langue de travail et de communication.

Si nous persistions nous n’existerons plus, nous disparaîtrons car toutes nos langues disparaîtront emportant avec elles nos connaissances, nos savoirs et savoir-faire, nos us et coutumes, c’est-à-dire ce que nous sommes.

C’est pour cela que nous devons restaurer nos langues nationales et les mettre au travail.

L’outil qui nous permet désormais de restaurer et mettre nos langues nationales au travail existe. Il a été inventé par notre compatriote Feu Togbédji ADIGBE, originaire de Dangbo, village Mondotokpa. Cet outil est l’alphabet « Gbékoun », de son nom complet « Alphabet des peuples pour l’autonomie de chaque nation du monde sans le moindre souci d’un maintien quelconque ».

Il comporte 33 lettres (24 consonnes, 9 voyelles) et est à la fois syllabique et phonétique. Il permet d’écrire toutes nos langues nationales et au-delà.

C’est un grand pas de savoir lire et écrire sa langue maternelle. Mais il est primordial d’instruire, d’enseigner et d’éduquer nos enfants dans nos langues car ce sont les enfants qui sont le présent et l’avenir de la nation.

C’est pourquoi dans la continuité de l’invention de l’alphabet « Gbékoun », Feu HOUESSE AYIGBEDEKIN Vidéhouénou, successeur de Togbédji ADIGBE s’est servi de l’alphabet pour mettre en place un système éducatif pluridisciplinaire ; preuve que l’alphabet authentique est la maquette de l’outil de développement qu’est la langue parlée qu’il incarne.

Après avoir mis en place un mécanisme de restauration de nos langues à partir de sa langue maternelle « Fongbé » qu’il a ramenée d’abord à son parlé originel, il a mis en place tout le dispositif didactique de son système éducatif.

Ce système éducatif pluridisciplinaire est actuellement en exécution à travers l’école pilote dénommée « Premier Centre d’éveil du continent noir ».

Aujourd’hui donc, notre nation peut être fière d’avoir son propre système éducatif en langue nationale, différent de celui du colon.

Au moment où je vous parle certains de nos enfants sont dans cette l’école pilote et iront courant 2022, à leur premier examen équivalent au niveau du Certificat d’Etudes Primaires (CEP), après 7 années académiques (5 ans approx.)

Les messages importants que nous avons transmis au peuple à travers cette tournée nationale 

Le développement est un processus endogène et continu. On n’importe pas le développement mais plutôt la modernité exogène qui ne doit pas nous faire oublier notre africanité.

Un peuple qui se développe est un peuple qui grâce à son travail, transforme les ressources mises à sa disposition par la nature (la terre-mère) pour subvenir à tous ses besoins de subsistance et d’amélioration de son cadre de vie.

Ainsi la descendance n’aura aucune difficulté à tisser sa corde au bout de l’ancienne. C’est ce à quoi le peuple aspire actuellement et depuis toujours. Togbédji ADIGBE et HOUESSE AYIGBEDEKIN Vidéhouénou nous ont légué de nouvelles et solides cordes au bout desquelles nous devons tisser les suivantes.

Pour tisser proprement nos cordes, et prendre définitivement le chemin du développement notre nation à travers ses dirigeants doit prendre des décisions et dispositions osées, pour :

  • faire de nos langues des langues de travail et de communication. (Nous comprenons tous déjà qu’un peuple qui adopte et utilise une langue étrangère comme langue de travail et de communication, travaille pour la nation emprunteuse.)
  • chanter désormais son hymne national dans sa langue nationale de travail choisie. (N’empêche qu’il soit aussi traduit dans toutes les langues de la nation).

En effet un peuple qui chante sa fierté et sa gloire dans une langue étrangère remet tout son destin dans les mains de la nation dont elle a emprunté la langue

  • changer de nom à notre pays. Le nom d’un pays étant son premier identificateur, il doit être dans une de ses langues et mieux dans la langue de communication officielle choisie pour mieux se faire identifier.

Au cours de notre tournée nationale, nous avons noté la joie, la fierté, l’engouement des populations face à ce travail immense abattu par nous-mêmes pour le développement, l’indépendance, et la souveraineté de notre nation ; et, surtout pour les générations à venir.

Les seules questions qui étaient sur toutes les lèvres sont les suivantes :

« Que disent les gouvernants ? »

« Quand est ce que l’école sera ouverte dans nos communes pour que nos enfants puissent commencer ? »

Il est évident que les questions d’éducation nationale sont du ressort de l’Etat. C’est pour cela que le groupe de promotion de l’alphabet « Gbékoun » s’associe à notre peuple tout entier pour adresser au nom de nos populations, les doléances suivantes à nos gouvernants à divers niveaux :

1-L’adoption de la langue de formation du système éducatif en langue nationale fondé sur l’alphabet « Gbékoun » qui incarne toutes les langues natioales et toutes celles du continent noir, comme deuxième langue officielle, de travail et de communication de notre pays.

2-L’appropriation par l’Etat du système éducatif en langue nationale fondé sur l’alphabet « Gbékoun » mise en place par Feu HOUESSE AYIGBEDEKIN Vidéhouénou (Premier Centre d’éveil du continent noir), mais en respectant les règles d’éthique et de nouvelle conscience que ce système véhicule.

3-Le renforcement de l’école de formation de formateurs créée par le fondateur du système éducatif en langue nationale fondé sur l’alphabet « Gbékoun ».

Il est temps et grand temps que nous commençons à jeter les bases d’une prise de conscience intellectuelle fondée sur nos acquis propres.

Faute de grandes intelligences émanant de nos propres inventions ou de notre propre système, toute valeur sortie du système colonial que nous présenterons au colonisateur le laissera toujours indifférent car il sait comment cette valeur a été obtenue et considère qu’il y a toujours mieux chez lui.

Somme toute, sachons que l’Occident éprouve encore la vive envie de recoloniser l’Afrique noire ; mais alors, il sera cette fois-ci impitoyable car ce ne serait pas seulement de l’esclavage, de la colonisation mais de l’occupation de nos terres à travers des actions les plus meurtrières.

Or avec un système éducatif propre, le Peuple désormais aguerri ne va plus jamais le permettre.

NOUNAGNON Sèdolo

Disciple et témoin oculaire

Présentateur Délégué

Tél: 97946666