Augmentation ou non du SMIG au Bénin : Les clarifications du porte-parole du gouvernement

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(« Le président Talon a fait le choix de réaliser les conditions générales de développement …les travailleurs de l’Etat l’ont compris », dixit Wilfried Léandre Houngbédji)

Dans un entretien accordé à la radio nationale, le porte-parole du gouvernement a donné des éclaircissements sur la nécessité ou non d’augmenter le Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) aux fonctionnaires de l’Etat. Arguments à l’appui, Wilfried Léandre Houngbédji a fait savoir qu’au lieu de prendre les ressources additionnelles pour augmenter le salaire de ceux qui ont déjà un emploi, le gouvernement a plutôt fait le choix d’injecter ces ressources dans le développement du pays.

« Les Béninois savent très bien que les fonctionnaires ne sont pas les seuls enfants de la République et que l’option prise par le président Patrice Talon et son gouvernement, c’est de faire en sorte de satisfaire le grand nombre. Je veux donner un exemple concret. J’ai été heureux d’observer que les partenaires sociaux eux-mêmes sont conscients de cette réalité et n’attendent pas que dans l’immédiat le gouvernement procède à une augmentation des salaires des travailleurs de l’Etat. Observez que pour l’année scolaire 2019/2020 et 2020/2021, l’Etat a mis à la disposition des écoles, globalement 30.000 enseignants aspirants. Quand vous êtes dans une situation où des salles de classes manquent d’enseignants, et donc des enfants du Bénin vont en classe et peuvent passer toute une journée, toute une semaine sans rencontrer un instituteur ou un professeur, quel est le choix que vous faites ? Sachant que l’Etat doit offrir les mêmes chances à tous les citoyens. Est-ce que vous faites le choix entre augmenter le salaire de ceux qui ont déjà un emploi et qui sont là, ou bien prendre les ressources additionnelles qui se dégagent pour recruter de nouveaux enseignants et permettre à tous les enfants du Bénin, quels que soient leurs lieux de résidence, d’avoir un enseignant ? C’est le choix que le président a fait. Au lieu de prendre les ressources additionnelles pour donner de l’eau potable à tout le monde, vous dites non, ils peuvent attendre 10, 15,20 ans pour avoir l’eau potable. Et pendant ce temps, on va augmenter le salaire de ceux qui travaillent déjà. Au lieu de faire de l’électricité pour tout le monde, on se dit non, laissons certains Béninois encore 10, 15 ans, même s’ils n’ont pas l’électricité, ils ont des lampes et des lampions chez eux et on va augmenter les salaires des fonctionnaires. Le président Patrice Talon a fait le choix de réaliser les conditions générales de développement de notre pays qui nécessitent que des investissements massifs soient faits en peu de temps, quitte à ce que, parce qu’on aura satisfait à ces préalables, que les ressources qui vont naître permettent maintenant d’améliorer la rémunération de tel, de faire telles infrastructures de confort ou de plaisance ici ou là pour impacter encore davantage nos vies. C’est de ça qu’il s’agit. Et donc les fonctionnaires, les travailleurs de l’Etat l’ont compris et on peut saluer là un sens de responsabilité, même s’ils plaident pour  que, à l’occasion il y ait un relèvement du salaire quand ça va être possible, ils comprennent dans l’immédiat qu’ils ne sont pas les seuls enfants de la République et que tous les autres Béninois ont également le droit d’avoir le minimum pour vivre ».

S.E.

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