« Les Béninois nous ont démontré que c’est vraiment de l’amitié qu’il est question »

Sports

Les vétérans du Bénin et du Cameroun ont organisé le week-end dernier au Tennis club du stade de l’Amitié Général Mathieu de Kouhounou une grande compétition amicale et internationale de tennis. Le tournoi qui a réuni les membres du Tennis club de l’hôtel des députés de Yaoundé et leurs homologues du Tennis club de l’Amitié du Bénin aura été d’un grand succès. Dans une interview, le Professeur Amos Erick Foudjet, chef de la délégation camerounaise à Cotonou a dit toute la satisfaction de son équipe sur le déroulement de la compétition.

“Les 4 Vérités”: Parlez-nous un peu de comment cette initiative est née ?

Professeur Amos Erick Foudjet : L’histoire est longue et je vais essayer d’abréger. Je suis venu ici pour des enseignements il y a un an, quelques mois. Et comme je suis dans ce club depuis 1990 que je donnais des cours ici, ils m’ont demandé pourquoi il n’y aurait pas une mobilité entre Cotonou et Yaoundé. Au bout de six mois nous avions arrêté cela. On les a donc reçus au Tennis club de l’hôtel des députés à Yaoundé les 24 et 25 Septembre 2016. C’est pour ça que cela s’appelle, la Rencontre Amicale et Internationale de Tennis (RAIT-2016). Et ça, c’est donc le retour de civilité, la RAIT-2017 que nous vivons actuellement.

Dites-nous. Comment ça se passe cette compétition ?

C’est impeccable! Ça se passe très bien. Nous sommes arrivés vendredi dernier à l’aéroport international Bernardin Gantin. On a été attendu, reçu, conduit à notre hôtel. Ensuite, ils nous ont fait connaître les courts le même jour et ils nous ont reçus dans la paillotte du TCA pour un dîner vraiment copieux. Hier (samedi, ndrl) c’était le jour-j. C’est-à-dire les grandes compétitions le samedi 27 Mai 2017. Vendredi quand on est arrivé, il pleuvait. Mais nous on a pris peur. Ils nous ont dit que c’est la bénédiction que samedi il n’y aura pas de pluie. Et c’était vrai, il n’y avait pas eu de pluie. Donc, nous avons joué dans l’allégresse, dans l’amitié et ensuite ils nous ont reçu en dîner de gala dans un restaurent de la place.

Vous avez plusieurs jours à passer ici au Bénin. A quoi va ressembler votre séjour ?

Le séjour est dense. Nous pensons que les membres du Tennis Club de l’Amitié vont nous prendre seulement en charge les jours de compétition, samedi et dimanche. Mais on sera à Ouidah lundi (avant-hier, ndlr) pour visiter le temple de Python et la Porte du Non-Retour qui est un patrimoine de l’UNESCO. Ensuite, mardi, mercredi, jeudi ils nous invitent et vendredi, c’est avec regret que nous allons prendre l’avion pour aller au Cameroun.

Votre message sur cette compétition pour laquelle vous êtes au Bénin.

Le message que nous entendons passer, c’est le message d’amitié entre les peuples. Vous voyez, le peuple camerounais et le peuple béninois, même s’ils sont espacés d’une heure trente par vol d’oiseau, doivent savoir qu’avec les technologies actuelles, les longueurs sont réduites. C’est pour ça qu’on dit que le monde est devenu un grand village. Donc, nous souhaitons qu’à travers ce tournoi que nous sommes en train de faire, que beaucoup d’autres choses se lient dessus. Et je veux vous dire en prime abord que j’ai touché le Professeur Brice Sinsin, le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi étant au Cameroun. Je lui ai dit que j’apporte dans ma délégation un expert en myciculture (la culture des champions comestibles). Il a accepté et cet expert va faire une conférence sur la culture des champions comestibles ce mercredi 31 mai (c’est-à-dire aujourd’hui à 15h). Juste dire merci à nos amis béninois qui nous ont traité comme des princes. On était aux petits soins. Nous n’avons manqué de rien durant le séjour. Franchement, ils nous ont démontré que c’est vraiment de l’amitié qu’il est question. Et je voudrais sincèrement leur dire merci.