Abandon du FCFA au profit de l’ECO : Le gouvernement joue à la prolongation à l’Assemblée nationale 

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Invité à travers des questions orales pour se prononcer sur l’abandon du franc CFA au profit de la monnaie ECO à l’Assemblée nationale, le gouvernement n’a pu situer la représentation nationale sur ladite question, consacrée ce mardi à une plénière au palais des gouverneurs à Porto-Novo.

La représentation nationale, à travers le député Jean-Pierre Babatoundé, avait adressé une série de questions au gouvernement le 27 janvier dernier, afin d’avoir d’éclaircissement sur la version officielle des faits relatifs à ” la fin prochaine du franc CFA pour les huit pays de l’UEMOA ”, annoncé en décembre 2019 en Côte-d’Ivoire par les présidents français et ivoirien, et sur l’objectif d’une monnaie unique fixée par la CEDEAO aux Etats membres depuis 1983.

Les députés de la huitième législature voudraient également connaitre entre autres,  la position effective prise du gouvernement béninois par rapport à la déclaration faite par le président ivoirien, le 21décembre 2019 sur l’appartenance de l’ECO à la zone UEMOA ou de la CEDEAO ainsi que les caractéristiques de la monnaie ECO.

Dans sa réponse, le gouvernement représenté par le ministre de la justice, Sévérin Maxime Quenum, est revenu sur l’importance que revêt la question posée par l’honorable Babatoundé et a souligné qu’elle nécessite plutôt que le gouvernement y réponde par une communication.  «  Nous appartenons à un espace communautaire. Nous avons un engagement vis-à-vis de nos autres partenaires et les réponses aux préoccupations légitimes de la représentation nationale, méritent qu’elles soient de deux ordres », a-t-il expliqué. Il a par ailleurs, indiqué que son homologue des finances et lui, ont donc pour cela opté de faire une communication subséquente.

Maxime Quenum a sollicité à cet effet, l’indulgence des parlementaires pour que ce privilège soit accordé au gouvernement.

Cette initiative a été saluée par  les députés qui ont exprimé au cours des débats leur désir d’être informés le plus tôt possible sur le sujet.

« Cette communication me mettrait à l’aise. Je souhaite que cela ne tarde pas. Si on pouvait finir l’année avec ça, ce serait bien », a lancé l’honorable Babatoundé, l’initiateur de la question orale au gouvernement.

Avec ABP

 

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