Les députés ont adopté vendredi 19 juin la loi des finances rectificative, gestion 2026. Pour le député Charlemagne Yankoty de l’UP le Renouveau, «…Ce collectif budgétaire constitue une réponse aux réalités économiques, sociales et sécuritaires auxquelles notre pays est confronté… ». Lire ses impressions après le vote.
«…Nous venons d’adopter la loi rectificative de la loi de finances, gestion 2026. Malgré le contexte difficile dans lequel évolue l’économie mondiale qui demeure marquée par des incertitudes persistantes, notre pays continue fièrement d’afficher une résilience remarquable grâce aux réformes engagées et à l’amélioration de la gouvernance économique. En effet, le collectif budgétaire qui nous est soumis porte le budget de l’État de 3 783,984 milliards de FCFA à 4 148,357 milliards de FCFA, soit une augmentation de 364,373 milliards de FCFA représentant un taux d’accroissement de 09,62%. Cette révision n’est pas un simple ajustement comptable. Elle constitue une réponse aux réalités économiques, sociales et sécuritaires auxquelles notre pays est confronté. C’est le lieu de reconnaitre et de saluer le leadership du Chef de l’État, le président Romuald Wadagni qui aux lendemains de son élection, a commencé par honorer son engagement politique. Qu’il vous souvienne que lors de la présentation de son projet de société, le Chef de l’État nous avait promis entre autres, le RENFORCEMENT DU VOLET SOCIAL visant in fine à éradiquer l’extrême pauvreté ; ce qui est très apprécié de tous les Béninois. Ce volet social qui m’intéresse particulièrement dans ce projet de loi des finances rectificatif est d’une grande importance au regard des interpellations dont fait souvent l’objet les élus de la Nation face à certaines difficultés de nos compatriotes****L’un des mérites de ce collectif budgétaire est qu’il permet d’adapter les crédits alloués à la nouvelle architecture gouvernementale qui modifie les périmètres ministériels afin de répondre efficacement aux priorités du moment. Cette réallocation des ressources traduit une gestion dynamique des finances publiques, fondée sur les besoins réels de l’administration et des populations. Par ailleurs, nous ne pouvons ignorer les défis sécuritaires qui se posent à notre pays, notamment dans des localités du septentrion. Le renforcement des moyens destinés à la défense et à la sécurité apparaît aujourd’hui comme une exigence de souveraineté nationale et de protection des populations. Sans sécurité, il ne peut y avoir ni développement durable ni prospérité partagée. Comme je l’ai indiqué plus haut, dans un contexte où de nombreux ménages continuent de ressentir les effets de la hausse du coût de la vie, il est indispensable que les fruits de la croissance économique se traduisent par des améliorations concrètes dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la protection sociale, de l’emploi des jeunes et de l’accès aux services sociaux de base. Et c’est ce que nous constatons avec bonheur dans ce collectif budgétaire qui a tenu compte de ces fondamentaux évoqués ci-dessus. Malgré la conjoncture internationale, la croissance du Produit Intérieur Brut du pays s’est stabilisée à 7,5%. D’aucuns ne comprendront pas assez ces chiffres même si nous le répétons chaque jour. Ce qui compte beaucoup plus pour nos concitoyens, c’est les aspects renforcés dans ce projet de budget rectificatif à savoir la réalisation de points d’eau dans nos localités, les écoles et centres de santé publics ; une meilleure alimentation des nouveaux nés pendant les 1000 premiers jours qu’on soit riche ou pauvre afin de garantir de façon équitable à ces derniers une très bonne croissance et un bon développement de leur quotidien intellectuel; la prise en charge des personnes en situation de mendicité et des enfants de la rue ; le renforcement des dispositifs de protection sociale et de prise en charge sanitaire, la mobilisation de ressources destinées au renforcement des mesures durables de gestion des politiques de résilience urbaine, d’assainissement pluvial, de prévention des inondations, d’adaptation aux changements climatiques ainsi que d’amélioration du cadre de vie dans les communes ; la mise en œuvre de la généralisation de la gratuité des frais de scolarité des filles de l’Enseignement secondaire général dès la rentrée 2026-2027 et la construction de magasins pour les cantines scolaires ; le renforcement de la formation professionnelle afin d’améliorer l’employabilité des jeunes. Au-delà de ces efforts du gouvernement que nous saluons avec beaucoup d’admiration, nous espérons que les autres aspects du social que le gouvernement maîtrise bien, seront pris en compte dans les futures lois de finances au fur et à mesure de la disponibilité des ressources. Dans cette optique, l’Assemblée nationale restera mobilisée pour accompagner le gouvernement afin que le mandat du président Romuald Wadagni soit couronné de succès au plan social … »
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