Face aux longues files d’attente observées devant des stations-service de Cotonou, le gouvernement béninois se veut rassurant. Invité du 20H de Bénin TV, Laurent Akpo affirme qu’il n’y a aucune pénurie, mais une demande inhabituelle qui perturbe la distribution.
Si les Cotonois se bousculent aujourd’hui devant les stations-service, c’est d’abord parce que le carburant de contrebande, communément appelé « kpayo », est devenu hors de prix. Devenu rare et vendu cher au bord des voies, il ne représente plus une alternative abordable pour de nombreux usagers.
Dès lors, le réflexe est logique : les automobilistes et conducteurs de taxi-moto se rabattent massivement vers les stations-service formelles où le litre est plafonné à 725 FCFA. Mais hélas, cet afflux soudain a fini par désorganiser tout le circuit.
C’est du moins l’explication fournie par Laurent Akpo, Directeur de Cabinet du ministère de l’Industrie et du Commerce. Invité du 20H de Bénin TV, il a tenu à démentir toute rupture de stock. Pour lui, il ne s’agit pas d’une pénurie, mais d’une pression exceptionnelle de la demande que les stations peinent à absorber.
Par ailleurs, l’administration assure être à pied d’œuvre aux côtés des gérants pour accélérer le rythme des approvisionnements et résorber au plus vite les attroupements.
Interrogé enfin sur le maintien du tarif officiel, le DC a dit souhaiter sa stabilité, tout en alertant sur la charge financière actuelle. « Nous supportons un surcoût énorme en ce moment. À un moment donné, ça pourrait être intenable », a-t-il prévenu, sans pour autant annoncer une hausse imminente.
Boniface KABLA
A lire aussi:
Un homme accusé d’avoir frappé son épouse et arraché la dent à la belle-mère