Santé oculaire  : Lapaire Bénin interpelle et formule des recommandations aux médias et à la population

Santé & Culture

Un programme de sensibilisation en vue dans huit établissements de Cotonou, Porto-Novo, Calavi et Djougou 

Lors d’une conférence de presse ce lundi 31 août 2026 à l’espace Tekof à Atrokpocodji, Commune de Godomey, les responsables de « Lapaire-Benin » ont présenté leurs données et insisté sur l’importance de l’information fiable pour améliorer la prise en charge de la vue au Bénin.

 

Mettre à la disposition des médias des données fiables et vérifiées. Tel est l’engagement pris par Lapaire Bénin ce lundi 31 août 2026, à l’occasion d’une rencontre avec les professionnels des médias à l’espace Tekof, à Atrokpocodji.

« L’information est l’outil le plus puissant pour éclairer l’opinion »

Prenant la parole, Mme Laurette Kankangbe, Responsable Marketing et Communication de Lapaire,  justifie cette démarche par la nécessité de documenter un pan de la santé publique encore peu traité. « Nous croyons fermement que l’information est basée sur des données fiables. C’est d’ailleurs l’outil le plus puissant pour éclairer l’opinion publique. Chez Lapaire, nous collectons et analysons quotidiennement des informations essentielles liées à la santé oculaire », a-t-elle indiqué.

Elle  déplore le faible intérêt accordé par les médias béninois à cette thématique, au profit d’autres sujets de santé publique. « Nous constatons qu’au Bénin, et dans beaucoup de pays africains, les médias privilégient rarement les questions de santé oculaire. Pourtant, nous disposons de beaucoup de données et de statistiques », a-t-elle souligné.

Pour combler ce déficit, Lapaire met désormais ses chiffres à la disposition des journalistes, gratuitement. « Notre mission aujourd’hui est de partager avec vous ces données et cette analyse que nous avons compilées. Nous vous invitons à les explorer, à les interroger et à les utiliser comme base pour vos prochains articles, reportages et enquêtes »,  poursuit Mme Kankangbe.

Elle précise que l’entreprise se tient également disponible pour faciliter les contacts avec des spécialistes et des patients, afin de garantir la précision et la rigueur des publications.

 

Verres, consultation et écrans : les conseils de l’opticienne

La seconde partie de la rencontre a été consacrée aux recommandations pratiques, présentées par Mme Armelle Koulaï, opticienne à Lapaire Bénin basée à Porto-Novo.

Sur la fréquence des consultations, elle a rappelé la règle générale : « Il est conseillé de faire un test de vue tous les deux ans. Pour les personnes présentant un défaut important, ce délai peut être ramené à 18 mois, voire à un an. La vue est un organe qui peut évoluer très rapidement ».

Mme Koulaï a ensuite insisté sur la durée de vie des équipements optiques. Pour elle, les lunettes ne sauraient être portées indéfiniment.
« Les verres correcteurs sont un dispositif paramédical. Les traitements appliqués sur les verres s’usent. Après deux ans, même si la prescription n’a pas changé, il faut changer les verres. Leur transparence et leur qualité peuvent être affectées », a-t-elle expliqué.

Abordant la question des écrans, l’opticienne a vulgarisé la règle des « 20-20-20 » à l’attention des travailleurs du numérique : toutes les 20 minutes, il faut lever la tête et regarder à environ 6 mètres pendant 20 secondes.
« Travailler sur un écran favorise la sécheresse oculaire. Ce réflexe permet à l’œil de se reposer, de reprendre de la force et de limiter les maux de tête », a-t-elle précisé.

Un programme de sensibilisation dans les écoles

Lapaire a  annoncé la poursuite de son programme de sensibilisation en milieu scolaire. Huit établissements de Cotonou, Porto-Novo, Calavi et Djougou sont ciblés dans une première phase. L’entreprise dit travailler avec les écoles volontaires afin d’informer les élèves sur les bonnes pratiques de santé visuelle.

 

Boniface KABLA

 

A lire aussi:

Deux talents béninois formés à l’ISMA au cœur d’une production africaine

Patrice Talon annonce une loi pour encadrer et structurer la vie des religions au Bénin

5 ans de prison requis contre trois militaires