À la suite des déclarations de Me Baparapé sur les conditions de détention de son client, le ministre Candide Azannaï, l’administration pénitentiaire apporte un démenti formel. Elle affirme que tous les droits du détenu sont respectés, rejette les accusations de privation d’eau et de restriction des visites, et accuse l’avocat de mener une campagne de « désinformation » à des fins de « manipulation de l’opinion publique ».
L’administration pénitentiaire indique qu’en raison de la personnalité politique de Candide Azannaï, un local a été spécialement aménagé pour lui au sein du bloc administratif dès son incarcération. Cette disposition, précise-t-elle, vise à garantir sa sécurité.
Selon la même source, tous les droits attachés à sa détention provisoire sont pleinement respectés. Son avocat bénéficie d’un libre accès pour assurer sa défense et son épouse est autorisée à lui rendre visite.
Le sport, un choix finalement accepté
Concernant les critiques relatives aux conditions d’exercice physique, l’administration pénitentiaire explique que le directeur de l’établissement a autorisé Candide Azannaï à effectuer des promenades ou des séances de sport dans la cour de la prison.
Elle soutient toutefois que, après avoir accepté cette possibilité dans un premier temps, le détenu y a finalement renoncé, estimant que cette mesure pourrait être utilisée par les autorités pour prolonger sa détention dans ce qu’il considère comme une « guerre psychologique ». L’administration affirme qu’il a maintenu cette position jusqu’à ce que le directeur lui rappelle ses propres déclarations, ce qui l’a récemment conduit à choisir un créneau horaire pour reprendre son activité physique.
Elle qualifie ainsi de « manipulation de l’opinion publique » les déclarations de Me Baparapé selon lesquelles son client aurait été invité à faire du sport à une heure tardive.
Des accusations de privation d’eau rejetées
L’administration pénitentiaire réfute également les propos de l’avocat faisant état d’une privation d’eau durant une semaine.
Elle explique que Candide Azannaï avait demandé, par l’intermédiaire de son épouse, un bidon de 25 litres vide ainsi qu’un seau muni d’un couvercle afin de constituer une réserve d’eau. Le directeur aurait alors instruit un membre de la direction de mettre ce matériel à sa disposition. Si le détenu a conservé le bidon, il aurait en revanche refusé le seau au motif qu’il ne disposait pas d’un couvercle.
L’administration affirme en conséquence qu’aucune privation d’eau n’est organisée à l’encontre des pensionnaires des établissements pénitentiaires du Bénin.
Des lunettes connectées retirées à l’avocat
Enfin, l’administration révèle que lors de sa dernière visite à son client, Me Baparapé aurait été surpris en possession de lunettes connectées. Celles-ci lui auraient été retirées pendant quelques heures pour des vérifications.
Selon le communiqué, l’avocat aurait alors menacé de porter l’affaire devant la presse et proféré des menaces à l’encontre du directeur de la prison. Ces éléments sont présentés par l’administration comme le contexte ayant précédé les récentes déclarations publiques de l’avocat. Rejoignez la communauté de Les 4 Vérités sur Whatsapp en cliquant sur ce lien:://whatsapp.com/channel/0029VbA6yXNAO7RCZYOqvi1R
Aser ABALLO
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