A partir de la rentrée scolaire 2026-2027, toutes les filles inscrites dans les établissements publics, du maternel à la terminale, seront totalement exemptées des frais de scolarité sur l’ensemble du territoire national. L’annonce a été faite ce vendredi 5 juin 2026 par le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, lors d’une conférence de presse.
Le gouvernement du président Romuald Wadagni poursuit le renforcement des mesures en faveur de l’éducation des jeunes filles. Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 5 juin 2026, le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a annoncé l’extension de la gratuité des frais de scolarité à toutes les filles inscrites dans les établissements publics du pays, de la maternelle à la terminale.
Cette décision marque l’aboutissement progressif d’une politique engagée depuis plusieurs années. Après la gratuité de l’enseignement maternel et primaire, puis celle accordée aux filles du premier cycle du secondaire, le gouvernement avait déjà étendu la mesure au second cycle dans une vingtaine de communes considérées comme les plus défavorisées du pays.
Pour Wilfried Léandre Houngbédji, cette mesure traduit la volonté de l’État de garantir à toutes les filles les mêmes chances d’accès à l’éducation que les garçons. Elle vise également à mettre fin aux arbitrages familiaux qui conduisent parfois à privilégier la scolarisation des garçons au détriment des filles lorsque les ressources financières sont limitées.
Le porte-parole du gouvernement a souligné que cette politique constitue aussi un moyen efficace de lutter contre les mariages précoces, les unions forcées et l’abandon scolaire des jeunes filles. En supprimant l’obstacle financier, l’exécutif vise à maintenir davantage de filles sur les bancs de l’école et favoriser leur épanouissement.
La démarche vers la prise en charge de tout apprenant
Le gouvernement nourrit par ailleurs l’ambition d’élargir progressivement ces avantages à l’ensemble des apprenants du secondaire, y compris les garçons, à mesure que les performances économiques du pays le permettront.
Avec cette nouvelle réforme, le Bénin confirme son engagement en faveur de l’éducation inclusive.
Aser ABALLO