Migration et mobilité infantile entre le Bénin et le Niger : La Pmb et Fes pour la protection et le respect des droits des enfants

Société

(Un film documentaire disponible pour sensibiliser les acteurs)

La Plateforme Multiacteurs de la Migration au Bénin (Pmb), à sa tête le Coordonnateur Anselme Amoussou, a officiellement lancé le film documentaire sur les défis migratoires liés au trafic et à la traite des enfants entre le Bénin et le Niger. C’était les 25 et 26 octobre dernier à Malanville, au Nord du Bénin avec l’appui financier et technique de la Fondation Friedrich Ebert (Fes) (Représentée par Madame Nouratou Zato Koto Yérima) et le Réseau syndical de la migration méditerranéenne saharienne (Rsmms).

Terminus, tout le monde descend. La Pmb vient une fois encore de réaliser une prouesse dans la mission qu’elle s’est assignée, a positivement impacté la ville frontière Bénin-Niger à travers plusieurs activités. Elles se déclinent suivant un lancement grand-public du film documentaire, d’un panel de discussion et d’une table ronde d’acteurs et d’experts de la thématique de la migration. En effet, pour le premier jour, après la mini caravane dans la matinée sur les principales artères et ruelles de la ville, le film documentaire a officiellement été lancé et projeté dans la salle de conférence de l’Arrondissement central pour sensibiliser les populations sur le phénomène de la traite des enfants d’une part et susciter une forte implication des acteurs étatiques et non étatiques d’autre part. Autrement, sensibiliser et conscientiser les parents, enfants, jeunes adolescents, autorités politico-administratives et autres acteurs intervenant sur la thématique. C’était l’apothéose au regard de son contenu et témoignages très instructifs pour la protection et le respect des droits des enfants, adolescents et jeunes.

Pour le compte de la deuxième journée, la Table ronde initiée autour de la thématique: ”Migration et mobilité infantile entre le Bénin et le Niger: Assurer la protection des enfants” s’est déroulée avec faste. Elle était composée des panelistes : le Maire de Pobè, Dinan Adébayo, de Harouna Yali de l’Union des syndicats travailleurs du Niger (Ustn), de madame Tchassama ; une Migrante béninoise au Niger, de Lamine Cissé, Coordonnateur adjoint de la Pmb et M. Alassane Responsable à la communication de l’agence de la traite des enfants au Niger, animée et modérée par M. Anselme Amoussou. C’était en présence des sachants et acteurs de la thématique (le Représentant du préfet de l’Alibori, le Maire de Ouaké, le Représentant du Maire de Karimama, le Chef d’Arrondissement de Sero de Djougou, des présidents des communautés nigérienne, malienne, togolaise, de l’Union des Syndicats des travailleurs du Niger et autres autorités politico administratives des deux pays.

La PMB et la FES volent au secours des migrants de retour

L’autre moment fort et impactant de ces journées de Malanville était l’appui financier ponctuel et symbolique des participants PMB, FES et autres acteurs de la thématique présents à la cérémonie de clôture, à dame Fadi, une migrante de la ville de Malanville de retour au pays. Celle-ci a été identifiée à la veille, à l’occasion du lancement du film, où son témoignage a touché plus d’uns. Dame Fadi est revenue bredouille au pays et à l’entendre, elle est simplement encore une migrante dans son quartier d’origine. Car ne reconnaît plus ses parents (vis versa). Tout comme Dame Fadi, il y a plusieurs autres cas tapis dans l’ombre. Rappelons que la PMB et FES ont fait le même geste à une dame également de retour à Djougou (qui a appris la couture mais sans moyen), qui elle aussi était dans une situation très horrible. Dans le souci de fructifier ces moyens, elles ont respectivement acheté des vivres pour vendre et une machine à coudre.

Rappelons que c’est en respect à son Plan annuel de travail 2022 et face aux multiples alertes reçues et aux conséquences du phénomène sur les droits des enfants, la Pmb a entrepris, avec l’appui des bureaux de la Fes Cotonou et Tunis, la réalisation dudit film documentaire sur le parcours migratoire dans le corridor Bénin-Niger.

A.H.