Inauguré ce vendredi 23 janvier 2026 à Akpakpa, le marché moderne de friperie de PK3, présenté comme le plus grand du Bénin, devait tourner définitivement la page de l’ancien marché de Missebô. Mais à peine les rubans coupés, une vive tension a éclaté parmi des commerçants exclus de la liste des bénéficiaires, ravivant inquiétudes et frustrations.
La cérémonie officielle d’inauguration du marché de friperie de PK3 s’est déroulée en présence des autorités de l’Agence nationale de gestion des marchés (ANaGeM), du ministère de l’Industrie et du Commerce ainsi que des représentants des commerçants. Conçu pour accueillir plus de 2 000 marchands, ce joyau commercial symbolise la modernisation des espaces marchands à Cotonou.
Après les allocutions officielles et la visite guidée des stands et boutiques, l’ambiance festive a toutefois cédé la place à la tension. À l’entrée à droite du marché, un grand tableau affiche les noms des commerçants enregistrés et leurs numéros de boutiques. Tandis que certains laissent éclater leur joie en retrouvant leur identité sur la liste, d’autres, visiblement frustrés, crient leur indignation pour ne pas s’y être retrouvés.
Ces commerçants mécontents affirment avoir rempli toutes les formalités d’enregistrement exigées. Certains disent exercer depuis plus de 40 ans au marché de Missebô, aujourd’hui totalement rasé, et ne comprennent pas leur mise à l’écart. La majorité des contestataires sont de nationalité nigériane, s’exprimant en anglais ou en yoruba et qui aussi s’exprimer en fon, dénoncent une exclusion qu’ils jugent injuste.
Alors que l’ancien marché de Missèbô n’est plus qu’un souvenir, l’incertitude plane désormais sur l’avenir de ces vendeurs de friperie sans boutiques.
À PK3, le marché moderne est bien sorti de terre, mais sans solution rapide pour les exclus.
Aser ABALLO