Une nouvelle étape dans la décentralisation de l’administration publique au Bénin. A travers une circulaire signée le 23 juillet 2026, les agents contractuels de droit public de la santé recrutés en 2025 passent sous la gestion administrative et financière des communes. Une réforme qui vise à améliorer le suivi de leur carrière, garantir la régularité du paiement des salaires et renforcer leur protection sociale.
Six mois après leur entrée en fonction, les agents contractuels de droit public de la santé recrutés au titre de la première vague de 2025 bénéficient d’un nouveau dispositif de gestion. Le ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction publique, Rodrigue Chaou, a fixé les modalités de cette réforme à travers la circulaire n°001/MBFP/DC/SGM/DGFP/DGB/DS/SA du 23 juillet 2026.
Désormais, la gestion administrative et financière de ces agents sera assurée par les communes. Cette mesure s’inscrit dans la dynamique de décentralisation engagée par le gouvernement afin de rapprocher davantage les services publics des populations et de renforcer l’efficacité de l’administration locale.
L’une des principales innovations concerne le paiement des salaires. Selon les nouvelles dispositions, les agents devront percevoir leur rémunération au plus tard le 20 de chaque mois, conformément au calendrier appliqué aux agents permanents de l’État. Les communes sont également tenues de respecter les textes en vigueur en évitant d’exiger des pièces administratives supplémentaires avant le paiement des traitements.
La réforme met aussi un accent particulier sur la protection sociale des agents. Les mairies sont invitées à accélérer la délivrance des documents administratifs nécessaires à leur prise en charge sanitaire. Dans le même temps, les Secrétaires exécutifs, en collaboration avec les Contrôleurs financiers et les Trésoriers communaux, ont reçu pour mission de finaliser les procédures d’affiliation de tous les agents concernés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
Les autorités laissent également entrevoir la possibilité d’une extension progressive de cette réforme à d’autres secteurs stratégiques, notamment celui de l’éducation, dans le cadre de la poursuite des réformes de modernisation de l’administration publique béninoise.
A. ABALLO
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