La Cour constitutionnelle a examiné, en audience, ce jeudi le recours en invalidation de l’élection du député Michel Sodjinou.
Ouverte à 10 heures, l’audience a emmanché par les débats. Le président de la Cour constitutionnelle, Dorothé Sossa, a constaté l’absence de l’auteur du recours, Ousmane Gomè Gomè, ainsi que celle du député concerné.
Un conseiller de la juridiction, présentant le recours, dans un rapport, a fait savoir que le requérant demande l’invalidation du siège de Michel Sodjinou pour « défaut de confiance ».
En effet, Ousmane Gomè Gomè, le requérant, reproche au député Sodjinou, son attitude à la veille de la phase de dépôt des dossiers de candidatures pour l’élection présidentielle de 2026. Le retrait du parrainage accordé au candidat du parti Les Démocrates est, selon le requérant, révélateur d’une volonté de fragiliser cette formation politique de l’opposition.
C’est pourquoi le requérant fait croire que le député Michel Sodjinou « n’est plus digne de confiance » pour siéger à l’Assemblée nationale.
Michel Sodjinou a été invité à faire valoir ses observations. Il était absent. Il n’a pas alors répondu à l’invitation. Et non plus, il n’a transmis d’observations, selon le rapporteur de la Cour.
Dans sa décision, la Cour constitutionnelle a déclaré irrecevable le recours de Ousmane Gomè Gomè. Le député Michel Sodjinou peut se frotter les mains.
Il faut préciser que le député Sodjinou a été élu aux législatives 2026 sur la liste du BR dans la 19ᵉ circonscription électorale. Une élection contestée à travers un recours contre le député concerné et la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA), demandant l’annulation du résultat qu’il juge entaché d’irrégularités.