Le cannabis demeure la drogue la plus consommée parmi les personnes interpellées dans les espaces publics au Bénin. Les médicaments contrefaits arrivent en deuxième position et suscitent de vives inquiétudes en raison des graves risques sanitaires qu’ils représentent, notamment pour les jeunes. Ce constat a été présenté à Nikki lors de la célébration de la 39ᵉ Journée mondiale de lutte contre la drogue.
La consommation de cannabis continue de dominer le paysage des stupéfiants au Bénin. Les médicaments contrefaits suivent de près, accentuant les préoccupations des autorités face aux conséquences sanitaires de leur usage, particulièrement chez les jeunes.
Le constat a été dressé le vendredi 26 juin 2026 à Nikki, dans le département du Borgou, à l’occasion de la 39ᵉ Journée mondiale de lutte contre la drogue. La cérémonie officielle a été présidée par le ministre délégué auprès du président de la République, chargé de l’Intérieur et de la Sécurité, Djibril Mama Cissé, en présence des préfets de l’Alibori, du Borgou et de la Donga.
Le cannabis largement en tête
Selon le Contrôleur général major de police Didier Atchou, secrétaire permanent de la Commission interministérielle de lutte contre l’abus des stupéfiants et des substances psychotropes, les tendances observées au Bénin révèlent une forte prédominance du cannabis parmi les consommateurs interpellés dans les espaces publics, les ghettos, les kiosques et les gares routières.
Les médicaments contrefaits occupent la deuxième place. Commercialisés en dehors des circuits pharmaceutiques réguliers sous diverses appellations locales, ces produits représentent un réel danger pour la santé des consommateurs. Leur banalisation dans certains milieux et leur consommation par les jeunes préoccupent particulièrement les autorités.
À l’inverse, la consommation des drogues dites dures, notamment la cocaïne et l’héroïne, demeure relativement faible, selon les données présentées lors de cette journée. Les responsables appellent toutefois à maintenir une vigilance constante face à l’évolution des réseaux de trafic et à la diversification des marchés.
Une stratégie fondée sur la répression et la prise en charge
Dans son intervention, le ministre Djibril Mama Cissé a insisté sur la nécessité d’adapter les stratégies nationales de lutte contre la drogue. Le thème retenu pour l’édition 2026, « Le problème mondial de la drogue : des enjeux persistants, de nouveaux défis, des réponses innovantes », traduit cette volonté de renforcer les mécanismes de riposte face à un phénomène en constante mutation.
Le gouvernement poursuit ainsi une stratégie reposant sur plusieurs leviers. Les forces de sécurité, notamment la Police républicaine, la Douane, les Eaux et Forêts, ainsi que les juridictions et les structures spécialisées, sont mobilisées pour combattre le trafic illicite de drogues et de substances psychotropes.
Prévention, désintoxication et réinsertion
Au-delà de la répression, les autorités entendent renforcer la prise en charge des personnes dépendantes. Les dispositifs de désintoxication, l’accompagnement psychosocial et la réinsertion sociale figurent parmi les priorités du gouvernement.
Aser ABALLO
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