Après la dernière attaque de présumés djihadistes au Bénin : Karimama sous le choc, des enseignants veulent quitter les écoles

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Après la dernière attaque des présumés djihadistes à Karimama, tout tourne au ralenti, la population sous le choc, rapporte la radio locale Fraternité FM selon qui des enseignants inquiets se prépareraient à quitter le centre ville.

Rues désertes, petits commerces fermés, la recette perception militarisée, élus locaux et communaux introuvables et population  terrée chez elle. C’est la situation qui prévaut  à Karimama notamment au centre ville depuis l’attaque du commissariat d’arrondissement de Birni Lafia dans la nuit du vendredi au samedi. Fraternité FM tient l’information d’une source qu’elle a jointe aux environs de 12h30. 

Karimama est plongée dans une psychose depuis la dernière frappe des présumés djihadistes contre le commissariat de Birni Lafia situé à 12 km de Karimama centre. La population serait  sur sa garde en raison de la menace brandie par les assaillants la nuit dernière, c’est-à-dire, celle de leur retour imminent. La population craint donc le retour par voie terrestre ou fluviale de ces hors la loi. 

Dès lundi prochain, les enseignants menacent de déserter les écoles déjà submergées par l’eau. Quant aux autorités, elles seraient introuvables dans la localité. La population s’est retranchée chez elle. Un habitant joint au téléphone par Fraternité FMextv confie qu’il n’est pas sûr de dormir à Karimama cette nuit. La population du village  de Mamasy Peulh attend, elle, le retour de son chef enlevé le 12 octobre dernier vers une destination inconnue.

Selon une source bien renseignée, une colonne de présumés djihadistes aurait été aperçue à N’dali, la veille de l’attaque nocturne du commissariat Birni Lafia. Il y a deux semaines, de présumés djihadistes seraient venus prier dans une mosquée. Cette semaine, de présumés djihadistes ont laissé un écrit, après leur visite dans une école de Banikoara. Ils exigent la fermeture des écoles et CEG et menacent de “bombarder” en cas de résistance. Tout ceci, au nez et à la barbe de tous.

A.C.C.