Covid-19 Bénin : Infecté, le Directeur du Samu témoigne

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(Il donne des conseils surtout aux personnes ayant des maladies chroniques)

Ils sont bien protégés, puisque en première ligne dans la lutte contre le coronavirus. Mais, ils ne sont pas exempts de contaminations. Depuis peu, des médecins,  témoignent de l’existence de la maladie du coronavirus. C’est le cas du Professeur Eugène Zoumènou, Directeur du Samu. Dans son 11e jour de traitement, cet anesthésiste réanimateur, s’est confié lundi 29 mars à Frissons Radio. Il prodigue aussi des conseils surtout aux personnes ayant des maladies chroniques. « Limitez vos déplacements ! N’allez pas à des enterrements. Restez chez vous », dit-il. Lisez plutôt.

 

« Nous prenons beaucoup de précautions. Le risque zéro n’existe pas cependant. Il y a toujours un peu de doute. J’imagine bien le jour où j’ai été contaminé. Il s’agissait de la visite à un patient grave mais qui n’était pas encore diagnostiqué. Dès que je suis entré dans sa chambre à la clinique, je suis resté juste pour lui expliquer que l’équipe viendrait le prélever et qu’il n’avait pas à s’inquiéter parce qu’il était très anxieux. Le prélèvement de ce patient s’est révélé positif.

Dans mon cas, la maladie a commencé comme une grippe banale ; irritation de la gorge, la toux, la fièvre, des maux de tête mais surtout des douleurs musculaires très importantes. Le test de diagnostic rapide était négatif. Et le lendemain, la PCR était positive. Moi j’étais convaincu que j’avais les ressources immunitaires pour lutter contre. Je suis sportif. Je n’ai pas de comorbidité. Dans la réalité, ça a été plus difficile que je ne m’y attendais. J’ai passé trois jours difficiles qui m’ont vraiment inquiété. (…)

Moins les gens vont respecter les gestes barrières, plus le nombre de cas va augmenter et plus nous les agents de santé serons sous pression avec le risque de nous contaminer en cherchant à soigner les autres. De grâce, épargnez-nous ! Respectez les gestes barrières. Dans la Covid-19, on sait qu’en fonction du nombre que nous avons, nous aurons 10% de cas graves. Est-ce que vous pensez que nous avons les moyens de prendre en charge 100 cas graves ? Protégeons-nous. Quand vous allez à Allada et que vous voyez le nombre de cas graves qu’il y a, c’est affligeant.

Les personnes qui ont des maladies chroniques, hypertension artérielle, diabète, obésité, asthme, cancer, insuffisance rénale chronique, protégez-vous ! Limitez vos déplacements ! N’allez pas à des enterrements. Restez chez vous. Si vous pouvez travailler à distance, faites-le. Je vous assure que des personnes jeunes, de 38-40 ans hypertendus, diabétiques et obèses sont malades et constituent des cas graves ».

 

Présentation : La Rédaction

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