Battu d’entrée par la France (1-3), le Sénégal doit se relancer face à la Norvège, large vainqueur de l’Irak (4-1) lors de la première journée. Mais pour espérer rester en vie dans ce Mondial, les Lions devront museler le redoutable attaquant des Vikings, Erling Haaland, auteur d’un doublé face aux Irakiens. C’est loin d’être une mince affaire.
Vendredi b26 juin , le Sénégal affronte l’Irak pour son dernier match de groupe. Mais avant il y aura Norvège-Sénégal. Le coup d’envoi de ce match, qui se déroulera au MetLife Stadium (East Rutherford) sera donné le mardi 23 juin 2026 à 1h. C’est la première fois que ces deux équipes vont s’affronter.
On ne sait pas si Erling Haaland perturbe le sommeil de Pape Thiaw et de ses joueurs, mais il est certain que l’attaquant norvégien est le cauchemar des supporters des Lions depuis quelques jours. Sur les réseaux sociaux, les vidéos du « monstre » tournent en boucle pour montrer le danger de se frotter à un tel phénomène. La puissance, la taille, la frappe de balle sont décortiquées par des milliers d’internautes sénégalais qui estiment qu’il faut multiplier les prières et lancer un appel direct à Dieu pour stopper le redoutable Viking.
Il est vrai que le défi est immense pour la défense sénégalaise, qui n’a pas su contenir le Français Kylian Mbappé, auteur d’un doublé lors du premier match. Cette fois, de la capacité des défenseurs des Lions à éloigner la menace Haaland dépendra en grande partie le résultat de ce duel.
Le sélectionneur des Lions, Pape Thiaw, assure pourtant qu’il n’y aura « pas de plan anti-Haaland. Plutôt un plan anti-Norvège ». Le technicien fait confiance à ses défenseurs « de très haut niveau, qui ont disputé des compétitions de très haut niveau » pour maîtriser Erling Haaland.
Niakhaté, témoin privilégié
Il pourra déjà se tourner vers son défenseur central Moussa Niakhaté, qui a déjà croisé le Norvégien à sept reprises. L’actuel joueur de Lyon a réussi quatre clean sheets (pas de but encaissé) face à Haaland. Dans les colonnes de L’Équipe, il confie pourquoi l’attaquant de City est à surveiller comme du lait sur le feu : « Il ne lui faut pas trois occasions pour marquer. Il est très adroit, que ce soit de la tête ou du pied. C’est un finisseur puissant, pas forcément un dribbleur. Et il a progressé de la tête. On le voit à City, où il finit souvent les actions au second poteau, car il a ce jump et il est capable de rester dans les airs, comme Cristiano Ronaldo. On sent aussi sa puissance physique. Haaland, il faut tenter de le coller dans la surface plus qu’un autre attaquant, car il faut à tout prix l’empêcher de sauter. »
Le grand blond d’un mètre 95 est redoutable de la tête, mais ses coups de casque ne représentent que 16 % de ses 38 buts cette saison. C’est surtout le pied gauche du « cyborg » (son surnom), avec lequel il a inscrit 28 buts, dont il faut se méfier. Les Sénégalais devront également rester vigilants dans la surface, la maison naturelle d’Erling Haaland, qui a marqué 93 % de ses buts en carrière dans cette zone de vérité.
Autant dire que c’est un immense défi qui attend le capitaine Kalidou Koulibaly et ses copains pour ce deuxième match de poule, qui s’annonce déjà décisif.
Ah, on a oublié de vous dire : Haaland a un clone qui évolue en attaque avec lui, Alexander Sørloth (1,94 m), auteur de 19 buts avec l’Atlético Madrid cette saison. Double menace en perspective pour les Lions…