Deux agents de la Police républicaine comparaissent devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) pour des faits présumés de corruption et de trafic d’influence. Ils sont accusés d’avoir facilité la libération d’un individu interpellé pour trafic de stupéfiants, en contrepartie du versement de 500 000 francs CFA.
Les faits remontent à une opération menée à Abomey-Calavi, au cours de laquelle un suspect avait été arrêté en possession d’une quantité importante de chanvre indien.
Selon les éléments présentés à l’audience, une somme d’argent aurait été exigée puis perçue afin d’éviter la poursuite normale de la procédure judiciaire. Le montant initialement évoqué aurait été plus élevé avant d’être ramené à 500 000 FCFA.
Alertée, la hiérarchie policière a déclenché une enquête interne qui a conduit à l’interpellation de deux agents. Ceux-ci sont poursuivis pour escroquerie et abus de fonction. Dans le même dossier, les présumés trafiquants sont également mis en cause pour détention et cession de stupéfiants.
À la barre, les policiers contestent toute implication directe dans une transaction illégale, affirmant ne pas avoir eu la maîtrise de la procédure décisionnelle. L’accusation, pour sa part, s’appuie sur des déclarations concordantes et sur la traçabilité de la somme perçue pour soutenir l’existence d’un pacte corruptif.
L’affaire a été renvoyée pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense, avec une prochaine audience fixée au 20 avril 2026.
Boniface KABLA