Au Bénin, Christian Noukpo Whannou a fait une première projection ce jeudi 02 avril 2026 du projet de documentaire de création intitulé « Plus fort que l’oubli » au siège de l’Agence de développement des arts et de la culture (ADAC). Une histoire d’une poétesse martiniquaise avec son ouvrage né avec la terre du Bénin.
La destination Bénin est en marche. Et le film « Plus fort que l’oubli » en est une preuve. Ce projet, aux dires de Christian Noukpo Whannou, est d’abord un documentaire de création qui a fait l’objet d’un travail acharné à Ouidah, Porto-Novo, Dédomè et en Martinique. « C’est un documentaire avant tout auquel nous nous donnons toutes les armes par rapport à la qualité artistique pour porter le message », a-t-il fait savoir. Pour lui, c’est l’histoire d’une poétesse du nom de Nicole Cage née avec la terre du Bénin où les chamboulements dans sa propre personne l’ont amenée à suivre un parcours initiatique et à faire d’elle la princesse de « Dédomè » dans la commune de Kpomassè. Et d’ajouter : « Et ce parcours que nous documentons avec ce film et qui porte de façon apollinienne le titre de l’ouvrage qui est né d’elle avec son premier contact en 1998 au Bénin. » Ce titre, selon Christian Noukpo Whannou, est d’abord le titre de l’ouvrage qui est né de la poétesse Nicole Cage. Le film porte le même titre. Pour lui, c’est qu’il y a en eux et autour d’eux quelque chose qui est plus fort que l’oubli.
Une première projection de film
Christian Noukpo Whannou justifie cette première projection de film par le fait que lorsqu’on entre dans un processus de création sur le long terme, il est important de revenir vers le public et les partenaires pour leur permettre de suivre l’évolution. Il est donc indispensable, selon lui, de venir restituer aux professionnels du domaine le travail qu’ils ont eu à faire de documents sur ce projet pour qu’ils sachent que les moyens mis à leur disposition par l’ADAC à travers le FDAC, à quoi cela a servi et comment ils ont conduit le projet de la phase de l’écrit vers l’écran. « Nous sommes revenus mettre tout dans un document pour faire le traitement », a-t-il dit.
Le meilleur des projets
Prenant la parole à cette occasion, le directeur général de l’Agence de développement des arts et de la culture (ADAC), William Codjo, a expliqué que le projet « Plus fort que l’oubli » fait partie des meilleurs projets qui sont retenus et qui ont bénéficié de l’accompagnement de l’ADAC. « Donc, le projet Plus fort que l’oubli fait partie des six (06) projets qui ont été retenus dans le domaine du cinéma et de l’audiovisuel. C’est à ce titre que ce projet a été sélectionné », selon William Codjo. Pour lui, c’est la floraison et la phase de fructification viendra. « Nous attendons avec beaucoup de patience le produit fini », a-t-il souhaité. Il est allé plus loin en soulignant qu’il y aura la phase de production et de post-production. D’ores et déjà, il espère que ce sera une œuvre qui va connaître une carrière commerciale artistique.
Boniface KABLA