Elle est une femme qui a beaucoup investi dans le social, dans son milieu, notamment dans les Collines. Une femme qui s’est illustrée à travers ce métier noble que nous faisons, le journalisme mais qui, entre-temps, a fait une mutation en Politique et est devenue l’une des rares citées dans le milieu vu son parcours.
Elle a été une figure au sein des Forces Cauris pour le développement, et puis Présidente élue du Congrès du Peuple pour le Progrès (CPP) avant d’atterrir à la direction de l’administration de l’UPR suite à la réforme du système partisan, position qu’elle a occupé jusqu’à récemment.
Nous allons à la rencontre de Christhelle Houndonougbo Alioza, comme c’est d’elle qu’il s’agit. Elle a été reçue sur l’émission «free speech» de Speedline TV. Avec elle, notre confrère Valentin Adibocha a abordé le repositionnement de la femme politique béninoise. Pour les élections générales de 2026, CHA propose que cette fois -ci, la femme soit la solution. «C’est une personne qui a la compétence qu’il faut, qui a cette courtoisie, cette ouverture à aller vers les béninois et les béninoises.
C’est cette personne qui a cette fermeté de visage, mais qui a un cœur doux. Cette personne est au féminin. Notre pays a fait plusieurs expériences avec les hommes . Les béninois sont fiers d’avoir ces femmes qui ont cette qualité et qui ont le respect de l’autre, la courtoisie et les entrées faciles. Les Béninois peuvent choisir ces femmes. Et que ces femmes leur inspirent confiance, les béninois le feront. Et je dis nous pouvons essayer», propose Christhelle Houndonougbo Alioza. Entretien.
Speedline TV: Madame Christhelle H. Alioza, nous venons de célébrer la 65e anniversaire de l’accession du Bénin à l’indépendance, nous parlerons de la femme. Dites-nous, qu’est-ce qui vous motive, toutes ces actions que nous remarquons au plan social et votre engagement politique?
Christelle Houndonougbo Alioza : Ce qui me motive, je pense que cest l’amour du service.
Il y a des femmes qui veulent avoir le cliché de Christhelle Houndonougbo Alioza. Qu’est ce que vous puissiez leur dire ?
La première chose, c’est la discipline personnelle. Quand vous avez la discipline personnelle, vous mettez au travail.
Donc l’engagement, la discipline, le travail , le respect de soi et le respect des autres et vous avancez.Les coups, on en reçoit toujours.
En tant que femme, nous apprenons à en donner aussi .
Mais pour l’équilibre de notre société, qu’il y ait des coups que les femmes ne donnent pas.
Quand vous regardez l’univers politique béninois pour ce qui est de la gestion des listes , est ce qu’il y a de l’espoir?
Il y a de l’espoir pour la femme. Il y aura une ouverture d’esprit au niveau des instances de tous les partis politiques pour qu’on donne un peu plus d’espoir à la femme. J’ai bon espoir que les femmes seront positionnées. C’est un engagement que les partis politiques doivent prendre par rapport ce qu’ils ont de disponible.
C’est un travail qui se fait depuis des années et qui va se poursuivre.
Nous tendons vers des élections capitales en 2026. Vous, qu’elles sont vos ambitions?
En tant que militante, femme engagée , modestement ayant atteint un niveau d’engagement donné, et qu’on ait eu le modeste parcours qui est le mien, on ne peut se considérer comme femme ou homme politique sans participer aux élections. Nous sommes dans un environnement où, c’est le parti politique qui positionne et donc je dis mes aspirations et au parti de décider Je parle déjà des législatives.
Que dites-vous de l’élection présidentielle ?
Ah oui !Pourquoi la solution n’est pas femme. Elle peut être femme, elle peut-être moi. Nous avons besoin d’une personnalité qui soit un trait d’union entre plusieurs générations, c’est à dire la génération 3 fois derrière moi, 2 fois derrière moi, ma génération. Les deux ou trois générations devant moi, nous devons trouver quelqu’un qui soit ce trait d’union entre l’ensemble des générations.
Cette personne doit être le trait d’union entre tous les acteurs quelle que soit leur position.
Cette personne peut être celle qui ouvre ces fenêtres, qui laisse le soleil passé de l’est à l’ouest, et au même moment laisse sa porte ouverte du nord au sud pour que l’aération puisse être totale.
Il faut que cette personne le mérite. Et quand je parle de mérite ce n’est pas du symbolisme. Ce mérite pour moi est un package. C’est une personne qui a la compétence intelligente, la présence rassurante et assumante, la courtoisie dans la fermeté, l’ouverture responsable.
C’est une personne qui, en une, fait Kérékou, Yayi et Talon.
C’est cette personne qui a la fermeté et la sérénité de visage, mais avec un cœur doux et une âme fraternelle.
Cette personne est au féminin et c’est bien moi.Christhelle houndonougbo Alioza.Notre pays a fait plusieurs expériences avec les hommes . J’ai écouté certains sur des plateaux qui avec beaucoup de fermeté ont dit jamais pas une femme de toutes façons. On peut tout avoir mais pas femme.Les béninois sont des personnes fières.
Ils porteront cette femme qui remplit ces qualités. Le Béninois recherche aujourd’hui tout autre chose.
Une bonne posture avec des bonnes qualités, avec un sens élevé de responsabilité, avec une audace responsable et le respect de soi et des autres, une femme peut bien être portée par les béninois à la magistrature suprême.
Essayons!
Si dans nos partis politiques , nous laissons tout ce qu’il y a comme incompréhension, nos susceptibilités, je pense que le moment est venu pour que nous fassions autrement ensemble. il faut chercher cette audace responsable.
Et elle n’est pas loin!
La Soldate de réserve !
Votre mot de fin.
C’est un honneur pour moi de passer sur ce plateau très suivi.
Je pense que je fais une belle ouverture. Ma devise, après moi, mille passeront. Je voudrais dire aux béninoises et aux béninois que nous n’avons qu’un seul paus, le Benin qui reste notre fierté.
Nous abordons une période électorale. Que cela soit une compétition saine, des moments de fête et qu’à la fin, que ce soit le Benin qui gagne
J’ai entendu un homme politique sur un plateau qui disait que pour un pays comme le nôtre qui peine sur la voie du sous-développement, quand nous avons fini les élections, nous déposons les armes et nous nous mettons tous ensemble en
complicité pour continuer le développement de notre pays. C’est de cela qu’il va s’agir pour 2026 et je voudrais compter sur les partis politiques, sur les béninois et sur les béninoises et sur les autres forces en réalité qui restent invisibles et qui déterminent tout.
Transcription: A.C.C. & B.K.