La ‘‘ Cohorte spéciale Ape-Ace’’ dénonce de graves injustices

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Invité sur l’émission grand format de Canal 3 Bénin du dimanche dernier, Alexandre Agbozo, président du comité de suivi des travaux de reclassement et de reconstitution des carrières des Professeurs certifiés ‘‘Cohorte spéciale Ape-Ace’’ a dénoncé de nombreuses irrégularités qui ont émaillé et qui continuent d’émaillé le processus conduit par le ministère de l’Enseignement Secondaire, de la Formation Technique et Professionnelle et celui de la Fonction publique.

D’entrée de jeu, Alexandre Agbozo, Professeur certifié d’Histoire et Géographie a expliqué que par Cohorte spéciale Ape-Ace, l’Etat béninois désigne d’abord les professeurs titulaires du Bapes (Brevet d’Aptitude au professorat de l’Enseignement secondaire obtenu en 1987), qui, du fait du gel des recrutements dans la fonction publique en 1986 n’ont pas pu être recrutés. Ensuite, ceux qui, de 1997 à 2008 ont fait des concours pour être recrutés dans l’enseignement par l’Etat béninois. Un accent particulier doit selon lui, être mis sur certains professeurs dont le Bapes date de 2004 mais sur les diplômes de qui il a été mentionné 2006. Pour Alexandre Agbozo, l’Etat béninois a fait cette catégorisation pour ces professeurs pour les différencier des professeurs contractuels locaux (ACL) dits vacataires qui n’ont pas fait de concours et ont été reversés en agents contractuels locaux reversés (ACRL) en 2008. Ceux sont donc les 247 professeurs de cette Cohorte spéciale qui, au cours de la période 2011-2013 ont été formés à l’école normale de Porto-Novo (au même titre que les reversés) pour l’obtention du Certificat d’Aptitude au professorat de l’Enseignement Secondaire (Capes).

Des anomalies qui révoltent Selon le président du comité de suivi des travaux de reclassement et de reconstitution des carrières des Professeurs certifiés ‘‘Cohorte spéciale Ape-Ace’’, de graves anomalies émaillent non seulement la délivrance des diplômes de Capes aux professeurs de la Cohorte spéciale, mais aussi, le processus de leur reclassement et de leur reversement en Ape. En effet, selon ses explications, les textes de loi qui régissent l’emploi de cette catégorie de professeurs, notamment le statut général des Agents permanents de l’Etat et le décret portant statut particulier des personnels des enseignements secondaire technique et professionnel stipulent que après le Bapes, ou le Bapet (Brevet d’Aptitude au professorat de l’Enseignement Technique) deux (2) ans plus tard vous devez être formés au Capes ou au Capet selon le cas. Mais pour Alexandre Agbozo, force est de constater qu’au lieu de respecter ces dispositions de la loi qui devraient permettre aux professeurs de la Cohorte spéciale d’évoluer normalement dans leur carrière l’Etat béninois a attendu 15 ans, 20 ans voire plus avant de mettre ces professeurs de la Cohorte spéciale en formation. Mieux, des manipulations en défaveur de ces professeurs ont été opérées au niveau de l’Ecole normale de Porto-Novo où des enseignants mis en formation et dont le diplôme porte l’année 2012 ont été rappelés et des diplômes portant l’année 2013 leur ont été délivrés. Pour Alexandre Agbozo, les travaux de reclassement ont d’abord permis de reclassés ces professeurs en A1-1 au cours du mois de novembre 2016 ensuite en A1-4 au début de l’année 2017 et maintenant le dossier est en transit pour la suite. Mais cela ne prend pas en compte la reconstitution de leur carrière du fait du préjudice à eux créé par l’Etat qui a bloqué durant 15 à 20 ans leur mise en formation pour l’obtention du Capes. Mais ce que déplore Alexandre Agbozo c’est qu’au nombre des anomalies, il faut noter qu’il y a des collègues de cette Cohorte spéciale qui passent par les couloirs pour se faire reconstituer leur carrière alors même que les dossiers d’autres collègues trainent de façon injustifiée encore au Contrôle financier du Ministère des Finances pour leur simple reclassement en A1-1. L’administration sourde aux cris de détresse de la Cohorte spéciale Pour Alexandre Agbozo, ces cas constituent autant d’injustices que les autorités en charge du ministère de l’Enseignement Secondaire, et celles du ministère de la Fonction Publique doivent corriger. Seulement a-t-il déploré, toutes les démarches en direction de ces autorités n’ont pas permis le règlement de la situation relative à la reconstitution de leur carrière.

« Les propositions faites à Adidjatou Mathys ministre de la Fonction Publique en novembre 2016 ont été rejetées par cette dernière » s’est-il désolé. Au niveau de la Direction générale de l’Enseignement Secondaire (DESG) il leur a été demandé au cours du mois de septembre 2016 d’élaborer un mémorandum qui fera l’objet d’une étude par les autorités compétentes. Ce qui a été fait avec tous les dossiers a ajouté Alexandre Agbozo. Patrice Talon appelé au secours Pour le président du comité de suivi des travaux de reclassement et de reconstitution des carrières des Professeurs certifiés ‘‘Cohorte spéciale Ape-Ace’’, le chef de l’Etat, le président Patrice Talon est saisi du dossier. C’est dire que les regards des professeurs certifiés de la Cohorte spéciale Ape-Ace sont désormais tournés par le chef de l’Etat, le président Patrice Talon afin qu’il se saisisse personnellement du dossier et que toutes les injustices ainsi dénoncées soient corrigées. Car la ‘‘Rupture’’ le saurait rimer avec injustice et favoritisme de certains agents de la Cohorte spéciale au détriment d’autres.